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Caroline LaporteSeule élue française aux communales de Bruxelles, elle s’implique avec fraîcheur et pugnacité dans l’action politique belge et européenne.

 

Elle est incollable sur les arcanes de la politique belge. Rien d’anormal pour une conseillère municipale. Sauf que Caroline Laporte, 31ans, est française. La seule et unique élue à Bruxelles aux dernières communales. Aurionsnous affaire à une pro, nourrie au biberon du militantisme ? Elle nie d’un grand sourire : enfance classiquement heureuse à Saint-Germain-en-Laye, études en sciences et techniques tertiaires et de temps à autre un cinéma, une soirée entre copains à Paris. En réalité, c’est après son arrivée en Belgique, il y a six ans, que viendra l’envie de s’engager.
Elle s’installe dans la capitale pour retrouver son amoureux italo-hollandais, et futur mari. « Pas facile de trouver du travail sans parler néerlandais et sans connaître personne ! » Heureusement, l’Accueil des Françaises finit par lui dénicher un poste à la Commission communautaire française, une administration belgo-belge, comme son nom ne l’indique pas. « La complexité des institutions m’a donnéenvie de m’accrocher et d’aller plus loin… » Jusqu’au Sénat ! Elle sera en effet la collaboratrice de son président, Armand de Decker, qu’elle suit lorsqu’il devient ministre. C’est donc, naturellement, sous la bannière MR, qu’elle entre en politique.
À Ixelles, elle s’est présentée comme une femme active, pro-européenne et jeune mère de famille (elle a deux enfants).
« S’impliquer était pour moi une façon de rendre aux Belges ce qu’il m’ont donné : leur confiance, leur chaleur.
»
À la maison communale, elle se bat pour obtenir des crèches communales, propose des écoles d’immersion. Lorsque sa journée est finie (elle travaille aujourd’hui à la Communauté française Wallonie-Bruxelles), il y a ensuite les réunions finissant tard le soir, l’Union des Français à l’Étranger Avenir (qu’elle codirige) et son désir d’être candidate aux européennes belges. Bref, tous les signes d’un très solide appétit doublé de pugnacité. Pour aller jusqu’où ? La réponse est subtilement floue : « J’ai des enfants… »