Orthographe : accents complexes...

Aucune date spécifiée

S'agit-il réellement d'une réforme ?

Il s'agit en fait de rectifications de l'orthographe, proposées en 1990 par le Conseil supérieur de la langue française, et non l'Académie française, alors présidé par Maurice Druon. A ce sujet, l'Académie française a posté la semaine dernière un communiqué réagissant à la polémique. (A lire ici. Profitez-en pour faire un tour sur leur site très bien fait, et utile...!)

Pourquoi en est-il question aujourd'hui ?

Les éditeurs de manuels scolaires (des sociétés privées indépendantes) ont décidé de prendre en compte l’orthographe révisée dans leurs éditions de la rentrée 2016. Mais certains d’entre eux (Hatier par exemple) appliquaient déjà ces modifications dans leurs ouvrages.

En fait, ces modifications s’imposent depuis 1990 et leur publication au Journal officiel. Mais le Conseil supérieur des programmes a décidé, cette année, de faire clairement référence à l’orthographe révisée. Il est noté en tête du Bulletin officiel définissant les nouveaux programmes : «Les textes qui suivent appliquent les rectifications orthographiques proposées par le Conseil supérieur de la langue française, approuvées par l’Académie française et publiées par le Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990». Les nouveaux programmes ne rendent pas pour autant obligatoire l’application de ces modifications.

Quels accents, sur quelles lettres ?

La réforme ne « tue » pas vraiment l’accent circonflexe. En réalité, ce dernier serait facultatif sur les « i » et les « u », mais demeurerait sur les « a » et « o ».
En outre, il resterait employé dans d’autres cas :

- Au passé simple : nous suivîmes, nous voulûmes, nous aimâmes ; vous suivîtes, vous voulûtes, vous aimâtes…
- À l’imparfait du subjonctif (troisième personne du singulier) : qu’il suivît, qu’il voulût, qu’il aimât…
- Au plus-que-parfait du subjonctif : qu’il eût suivi, il eût voulu, qu’il eût aimé…

Lorsqu’il apporte une distinction de sens utile : dû, jeûne, mûr, sûr… Dès lors que l’enlever créerait une confusion de sens entre deux mots (« mûr » et « mur », par exemple).

Le rapport de 1990 précise pour finir que : « Les personnes qui ont déjà la maîtrise de l’orthographe ancienne pourront, naturellement, ne pas suivre cette nouvelle norme. »

Petite revue de presse :

http://www.lefigaro.fr/livres/2016/02/08/03005-20160208ARTFIG00248-reforme-de-l-orthographe-l-academie-francaise-reagit.php

http://www.liberation.fr/desintox/2016/02/08/reforme-de-l-orthographe-les-contreverites-continuent_1431878

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/02/04/non-l-accent-circonflexe-ne-va-pas-disparaitre_4859439_4355770.html

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