La Terre vue de face

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Bovin musclé avec son maître, lion dans la brume de la savane, épave d’avion échoué dans le sable du désert, traces sur l’asphalte d’une piste de décollage: voilà les clichés que l’on découvre pour le moment si l’on pousse la porte de la LMS gallery, place du Châtelain. Ces photos sont l’œuvre de Yann Arthus-Bertrand, qu’on connait peu dans ce type de répertoire photographique. 

Yann Arthus Bertrand est un photographe, reporter, réalisateur et écologiste français qui se définit d’abord et avant comme photo-journaliste engagé et se dit plus confortable dans la militance politique que  dans l’art. Mais si on le connaît, outre cet engagement politique, c’est surtout pour ses images « vues du ciel », sorties en 1999 et qui ont donné lieu à un film en 2004.

Or Yann Arthus Bertrand, c’est surtout une vie hors du commun. Jeune, passionné par les animaux, il part avec sa femme en Afrique travailler à une thèse de doctorat sur les lions. Dans le cadre de ce projet, il photographie ces animaux. « Ca m’a tout appris de la photographie », nous confie-t-il. En Afrique, pour gagner sa vie, il devient pilote de montgolfière pour touristes. L’idéal pour découvrir la terre « vue du ciel »! De retour en France, il repartira en Afrique notamment pour couvrir le Paris-Dakar…en hélicoptère. 

Prendre de la hauteur, c’est donc l’image qui lui colle aux basques. On connaît moins ses photos d’animaux et de leur propriétaire (il a posé un studio mobile durant quinze ans au Salon de l’Agriculture de Paris), des portraits de Français qu’il a captés pour un projet consacré au sujet (Paris d’hier et d’aujourd’hui), parus dans un très beau livre…

Ces clichés « de face », on peut donc les voir (et les acheter) à Bruxelles jusqu’en décembre à la LMS Gallery.  Le propriétaire de la galerie n’est autre que le neveu de l’artiste, qui a su dire en sensibilité le parcours de YAB. Et puis on peut surtout y découvrir les Polaroïds annotés qui sous-tendent les œuvres (en vente eux-aussi, àpd de... 1000 €). « A l’époque, on ne travaillait pas en numérique, nous explique Yann Arthus-Bertrand. Pour régler la lumière sur une prise de vue, on faisait plusieurs Polaroïds, histoire d’avoir la meilleure lumière sur le set.»

Exposition Solo de YAB jusqu'au 22 décembre, LMS Gallery, Place du Chatelain 37, 1050 Bruxelles, 047247 10 60, du me au di, 12h à 19h, www.lmsgallery.be

 

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    creux qu’une bosse. Quelle qu’en soit la dénomination, la multiplication de ces empêcheurs de rouler à fond finit par nous les casser… Les oreilles bien entendu.