La Grande Guerre

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Jeune Etat né en 1831, la Belgique de la dynastie de Saxe-Cobourg s’était vue garantir par les cinq grandes puissances du moment – le Royaume-Uni, la France, la Prusse, l’Empire d’Autriche et l’Em- pire russe – une neutralité « perpétuelle » et l’inviolabilité de son territoire, mais sa situation particulière face aux côtes anglaises, ses ressources en charbon, ses capacités industrielles et le caractère hétérogène d’une population composée de néerlandophones et de francophones avaient laissé planer un certain nombre de menaces. La France de Louis-Philippe, puis de Napoléon III n’avait pas dissi- mulé ses ambitions d’extension territoriale ; le tout jeune Empire allemand ne pouvait demeurer indifférent à l’évolution des anciens Pays-Bas autrichiens ; quant au gouvernement de Londres, il enten- dait s’opposer par tous les moyens à l’installation sur les côtes fla- mandes de l’une ou l’autre de ces deux puissances, les responsables du Foreign Office considérant qu’Anvers était « un pistolet braqué sur la tempe de l’Angleterre... ». 

 

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Déc-Jan 2019

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  • Enquête - La bière en Belgique
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Quelques expressions belges et leur explication :

  • « Faire de son Jan »

    À la question de savoir ce que signifie « faire de son Jan » nous avons obtenu la réponse : « faire de son nez ». Clair, non ? Non ?

  • « Casse...tête »

    Casse...tête

    Qu’est-ce qu’un gendarme couché, qu’est ce qu’un dos d’âne, qu’est-ce qu’un ralentisseur ? En Belge c’est un cassevitesse. À ne pas confondre avec le cassis, qui trouve aussi ses racines dans « casser » mais désigne des deux côtés de la frontière plutôt un
    creux qu’une bosse. Quelle qu’en soit la dénomination, la multiplication de ces empêcheurs de rouler à fond finit par nous les casser… Les oreilles bien entendu.

  • « Danser sur sa tête »

    L'équivalent du « Il peut toujours courir » en français.