La Grande Guerre

Aucune date spécifiée

Le 22 novembre 1918, Bruxelles réserve un accueil triomphal au couple royal. Le souverain vient « apporter le salut de l’Armée » au Parlement de 1914 dont le mandat avait été prolongé jusqu’à la fin du conflit. Il y annonce la formation d’un ministère d’Union sacrée ainsi que la mise en œuvre du suffrage universel et de mesures des- tinées à renforcer l’unité nationale et à satisfaire la partie néerlan- dophone du pays. Le petit royaume de Belgique sortait grandi de la terrible épreuve. Ses souffrances lui avaient valu l’admiration du monde et son roi bénéficiait d’un prestige sans commune mesure avec celui dont avaient pu jouir ses prédécesseurs. L’annexion des cantons flamands d’Eupen et de Malmédy, celle des territoires coloniaux du Rwanda te de l’Urundi, les indemnités prévues au titre des réparations alle- mandes, tout cela contribuait à donner au pays une place sans rap- port avec son extension territoriale et son poids démographique. On put vérifier le prestige ainsi acquis à l’aune de l’émotion suscitée en février 1934 par la mort accidentelle du « roi chevalier », survenue à Marche-les-Dames, dans les Ardennes. Langemarck, de Dixmude ou de Ramscapelle. Seule une petite par- tie de la Flandre occidentale échappait à l’envahisseur mais le gou- verneur général allemand von Bissing, malgré ses efforts en direc- tion de la communauté flamande, ne parvint pas à susciter l’adhésion de la population, encouragée à la résistance morale par le cardinal Mercier, primat de Belgique. 

Les réquisitions réalisées par l’Occupant, la mobilisation de la main d’œuvre, l’envoi de cent mille chômeurs ou travailleurs en Allemagne et la déportation de diverses personnalités connues pour leur hostilité aux Allemands alimentèrent l’esprit de résis- tance et plusieurs agents fournissant des renseignements aux alliés de l’Entente, dont l’emblématique Edith Cavell, furent exécutés. Dans le domaine de l’aide aux populations appauvries, un Comité national de secours et d’alimentation, fondé dès septembre 1914 par Ernest Solvay et Léon Delcroix put organiser l’arrivée de ravi- taillements fournis par la Commission de secours à la Belgique dirigée par l’Américain Herbert Hoover. Le sort de la population préoccupait le roi qui entendait aussi rester vigilant quant aux projets alliés susceptibles, du fait du développement des opérations militaires, d’aboutir à des destructions généralisées sur le terri- toire belge. Préoccupations partagées par le gouvernement installé à Sainte-Adresse, à côté du Havre. 

 

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