La Grande Guerre

Aucune date spécifiée

Hôte de Guillaume II à Potsdam le 6 novembre 1913, le roi Albert entend l’empereur allemand lui déclarer, en présence du général von Moltke, chef d’état-major général des Armées allemandes, qu’une guerre franco-allemande est inévitable et que la supériorité militaire écrasante de l’Allemagne ne laisse aucun doute quant à l’issue du conflit, Moltke confirmant les propos de son souverain. Albert Ier demeurant sur la réserve, Guillaume II lui rappelle qu’il est issu de la maison de Cobourg et qu’il compte sur cette ascendance alle- mande pour voir son interlocuteur se rallier le moment venu à la cause du Reich. Mais le roi des Belges réagit en déclarant à l’empe- reur : « Je suis certainement de Cobourg, mais je suis aussi d’Orléans (la grand-mère maternelle d’Albert Ier était la reine Louise-Marie, fille aînée de Louis-Philippe, roi des Français) mais je ne saurais oublier que je suis surtout Belge... » 

... et allié de la France 

Dès le lendemain de cette entrevue, Albert Ier charge l’ambassadeur de Belgique à Berlin, le baron Beyens, d’avertir confidentiellement le président de la République française, Raymond Poincaré, par l’in- termédiaire de l’ambassadeur de France à Berlin, Jules Cambon, des intentions manifestées par l’empereur d’Allemagne. Ce 7 novembre 1913, il est clair que le roi des Belges, lucide quant aux menaces qui pèsent alors sur la paix, a d’ores et déjà chosi son camp. De retour à Bruxelles, le roi se préoccupe plus que jamais de la défense nationale car il est bien conscient, au vu des tensions en cours, qu’un événement fortuit peut rapidement dégénérer et ruiner le fragile équilibre européen. 

 

Newsletter

L'agenda

JV en kiosque - Abonnement

Octobre 2019 - en vente le 17/10

COVER75mini
  • Enquête: Nos bonnes adresses beauté et bien-être pour aborder l'hiver en douceur
  • Talent: le céramiste Tristan Philippe
  • Liège: la Villa Consulaire
  • Week-end à Charleroi

Do you speak belge?

Quelques expressions belges et leur explication :