Brafa, 65ème édition

Du dimanche 26 janvier 2020 au dimanche 2 février 2020 | Photos : ©DR

Associant exigence et pertinence, la 65e édition de la Brafa rééquilibre le mélange entre les arts anciens et contemporains.  Les 66.0000 visiteurs attendus seront peut-être étonnés d’y trouver cinq segments impressionnants du mur de Berlin…

Texte de Guy Gilsoul.

 

Vous aurez une semaine, du dimanche au dimanche, pour prendre le temps de vous émerveiller devant l’une ou l’autre perle des arts choisie par les 133 exposants, le plus souvent fidèles au rendez-vous fixé par les organisateurs de la Brafa.  Cinquante d’entre eux sont basés en Belgique et le plus fort contingent étranger, à peine moindre,  nous vient de France.

Parmi les huit nouveaux venus, on retiendra les deux antiquaires romains, Paolo Antonacci spécialisé dans les "vedute" des XVIIIe et XIXe siècles et la galerie Apolloni, l’une des plus anciennes et illustres adresses aujourd’hui installée via Margutta. On notera aussi l’arrivée de Callisto Fine Arts qui, quoiqu’assez jeune, s’est imposée dans le quartier londonien de St James par la qualité des oeuvres proposées des écoles italiennes.

Ces apports d’enseignes liées aux arts anciens rééquilibrent un peu une Brafa dans laquelle les arts contemporains se sont peu à peu immiscés même si la plupart des galeries préfèrent jouer la carte de la prudence et mêler au présent, les noms reconnus du XXe siècle. D’où, aussi, l’intérêt pour la dizaine de noms (de Baronian à Bernier Eliades en passant par Gladstone, Meessen De Clercq ou Clearing (une première) qui ont à coeur de défendre le seul art actuel.

 

Fragments de mémoire

Mais la Brafa c’est aussi une vingtaine de domaines différents allant du cabinet de curiosités à l’art du livre et de la verrerie à la joaillerie. Dans cette dernière catégorie, la galerie Nardi (Venise) propose un fascinant bijou en or qui fut dessiné pour la Reine Paola alors que la Galerie Chamarande qui revient à la Brafa, expose parmi ses choix de bijoux anciens allant du XVIIIe aux années 1950, un sobre et superbe collier néo-égyptien de style art déco. 

Enfin, comme chaque année, la Brafa réserve un de ses espaces à un invité. Ce furent tour à tour un musée, une fondation ou encore un artiste (Christo). Cette fois, épousant l’actualité, ce ne sont pas moins de cinq morceaux du mur de Berlin qui seront à l’honneur et vendus aux enchères au profit d’associations comme les restaurants du cœur, l’intégration des handicapés ou encore le financement d‘une nouvelle salle dédiée aux momies pré-colombiennes aux musées d’art et d’histoire.

Ces blocs de 3.6 tonnes chacun, hauts de près de quatre mètres et couverts de graffitis appartenaient à la première enceinte longue de 68 km. Démantelée par l’armée de la RDA, cette partie du mur avait ensuite rejoint une entreprise de travaux publics à laquelle la Brafa aura acheté ces fragments de mémoire en 2018.

Lors de cette 65e édition, la Galerie Samuel Vanhoegaerden présente pour la première fois une extraordinaire collection d'œuvres de James Ensor. Treize peintures (toiles/panneaux) sont présentées avec une vingtaine de dessins, voir la vidéo : 

 

 

 

 

 

 

Du 26 janvier au 2 février, de 11h à 19h. Tour & Taxis 88 avenue du Port à 1000 Bruxelles.   

Site : Brafa.art
 

Le CLub JV vous propose une visite guidée : VOIR NOTRE ARTICLE

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