Montréal, entre nature et culture

Paru dans JV 50 | Texte : Aliénor Debrocq

Après des études à Marseille, Florence a décidé de s’expatrier à Montréal, où elle savoure pleinement carrière et vie de famille dans une ambiance décontractée.

Voici déjà douze ans que Florence a posé ses valises sur le sol québécois pour la première fois. Originaire de Lyon, étudiante en management culturel à Marseille, la jeune femme choisit alors Montréal pour effectuer un échange de quelques mois et bénéficier d’un stage dans un festival de danse contemporaine. Deux ans plus tard, son diplôme en poche, elle décide de repartir grâce au « Programme Vacances Travail » (PVT) qui permet aux Français de moins de 35 ans de bénéficier d’une expérience professionnelle sur le sol canadien. Elle retrouve ses amis montréalais, s’installe en colocation avec une copine, enchaîne les petits boulots dans la culture et l’administration : « cela m’a permis de voir comment les gens travaillaient, de me créer des contacts et d’élargir mon réseau », raconte-t-elle aujourd’hui. Volontaire, Florence multiplie les expériences et connaît sa première véritable opportunité en travaillant plusieurs saisons de suite pour le Concours musical international de Montréal et les Jeunesses Musicales du Canada. Adjointe à la logistique, elle acquiert rapidement davantage de responsabilités en se voyant confier la gestion des opérations et du financement.

Ambiance décontractée

C’est à Montréal que Florence rencontre Emmanuel, un compatriote lui aussi tombé amoureux du Québec. Expatrié depuis ses 20 ans, il a créé sa propre agence de voyage. Le couple vit aujourd’hui dans Petite-Patrie, au nord du Plateau-Mont-Royal, avec Jeanne, leur fille âgée de 3 ans. Une naissance qui a ouvert de nouvelles pistes professionnelles à Florence, son repos de maternité (d’une durée d’un an au Québec !) lui offrant le temps nécessaire à la réflexion : « après huit années passées au Concours musical international de Montréal, j’étais à la recherche de nouveaux défis », explique-t-elle. « Voici deux ans que je me suis lancée dans la consultance en événements et en marketing, en tant que travailleuse autonome. » Mettant à profit son expérience dans la culture et la philanthropie, Florence développe de nouveaux partenariats, notamment avec la Société des Arts en Milieux de Santé et Montréal Passion Vin. « Les relations de travail sont souvent plus simples et moins hiérarchiques ici qu’en France », raconte la jeune femme. « Il y a évidemment l’influence de la culture nord-américaine : on te garde si tout se passe bien, sinon on n’hésite pas à “flocher” les gens (comprenez : à les virer rapidement), mais dans l’ensemble le milieu du travail est plus efficace et aussi plus cool. »

Cette ambiance décontractée est fréquemment soulignée par les nombreux Français installés à Montréal, et Florence n’y échappe pas : « Je n’ai aucune envie de rentrer en France pour le moment », déclare-t-elle. « Bien-sûr mes parents et ma sœur me manquent mais nous avons un super bon cercle d’amis ici, c’est presque comme une famille, et j’aime la mentalité québécoise. » Attristée par le négativisme ambiant qui semble régner en Europe, Florence apprécie ce mélange unique entre culture européenne et américaine qui fait la particularité de Montréal, de même que la proximité avec la nature, qui crée un cadre de vie unique.

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