Nadine Flammarion

Paru dans JV 45 | Photos : Laetizia Bazzoni

Le premier, dans la famille, à s’être installé professionnellement à Bruxelles est le mari de Nadine, Jean-Noël Flammarion. Libraire passionné, il a décidé de racheter cette librairie il y a quinze ans, alors qu’il avait eu vent de sa mise en vente. L’adresse était connue des amateurs, ayant depuis son ouverture en 1946 acquis une réputation de carrefour d’idées et de lieu d’accueil pour de nombreux intellectuels. Avant d’accueillir les rayonnages de beaux livres, le lieu avait été, au siècle dernier, une pharmacie où, dit-on Juliette Drouet en exil aux côtés de l’illustre Victor Hugo (et qui ont donné son nom au magazine que vous êtes en train de lire), venait chercher ses médicaments. Si Jean-Noël Flammarion ne s’est jamais vraiment installé à Bruxelles, il a toujours activement suivi les évolutions de sa librairie, aujourd’hui confiée à la gestion de Daniel Pennewaert, qui assure avec brio la sélection de livres d’art, guides et ouvrages photographiques. C’est donc naturellement en y vivant quotidiennement qu’il parle à Jean-Noël , il y a plus d’un an, de la possibilité d’acquérir le lieu qui fait face à la librairie, alors laissé à l’abandon. L’endroit accueillait autrefois les ateliers Hart, fournisseur de la Maison du Roi, qui y frappaient des médailles depuis plus de 175 ans, dont la médaille de la Constitution belge. Si l’espace, immense, n’est pas fait pour une librairie… il intéresse Nadine, l’épouse de Jean-Noël. Cette femme d’entreprise, linguiste de formation et collectionneuse d’art par passion, a en effet ouvert deux hôtels, l’Arvor Saint-Georges à Paris, et les villas Saint-Christophe à La Baule. Amoureuse des Galeries Saint-Hubert depuis l’acquisition de la librairie de son mari, elle décide de se lancer dans un projet hôtelier… avec aux commandes des travaux sa fille Camille. Camille Flammarion est opportunément architecte designer, a déjà travaillé sur des projets de rénovation d’hôtels, et en association avec Fleur Delesalle, consœur complémentaire, elles invente et créent les espaces de ce nouveau lieu. Au final, l’hôtel est un petit joyau qui compte 23 chambres, dont la décoration a été peaufinée dans les moindres détails. Si la décoration des chambres est sobre, lumineuse et accueillante, c’est dans les salles de bains que la magie opère : grâce à l’utilisation de carreaux muraux en losanges, on se croirait dans un vieux palace de bord de mer, propre à nos côtes françaises. On se sent, dès lors, un peu comme chez soi (hormis la restauration, dirigée par le talentueux Julien Burlat, un compatriote), ou plutôt dans le chez soi sublimé (c’est tout de même un quatre étoiles !) des maisons familiales d’antan où chaque chambre est désignée par sa couleur, salle de bains assortie ! Peut-être est-ce l’avantage de travailler en famille…

L’Hôtel des Galeries - 38 rue des Bouchers, 1000 Bruxelles, tél : 02 213 74 70, site : hoteldesgaleries.be. A partir de 200 euros la chambre double

 

 

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