Nathalie Errard

Paru dans JV 58 - déc/jan 2017 | Photos : Laetizia Bazzoni

Cette Française, à la tête des affaires européennes et Otan pour le groupe Airbus, dirige un groupe de lobbyistes qui œuvrent à Bruxelles pour défendre les intérêts du constructeur européen.

Nathalie Errard vient d’être cooptée au Club L, le très sélect cercle féminin bruxellois présidé par Evelyn Gessler et confirme ainsi qu’elle pense que les réseaux féminins jouent un rôle important pour aider les femmes à conquérir les postes à responsabilités. Elle n’a pourtant pas eu besoin de cela pour accéder au poste qu’elle occupe aujourd’hui au sein du groupe Airbus : directrice des affaires européennes et Otan, avec rang de vice-présidente senior. En fait patronne du groupe de lobbyistes qui œuvrent à Bruxelles pour défendre les intérêts du constructeur européen et à l’occasion ceux de l’industrie aéronautique dans son ensemble.
Nathalie Errard, la quarantaine, a grandi à Saint-Etienne où elle passe brillamment un bac mathématiques et s’engage dans une voie apparemment tracée : math spé, math sup, jusqu’à ce qu’elle réalise qu’elle ne sera jamais une grande chercheuse en mathématiques et intègre l’Institut National des Télécommunications section management.
C’est dans la finance et la gestion qu’elle trouve son premier emploi d’auditeur chez Pricewaterhouse Paris. En charge du lourd dossier Eurotunnel, elle y restera deux ans et apprendra  beaucoup du rôle d’interface que certains métiers peuvent receler. Ce talent de négociatrice et cette aptitude à l’écoute, elle les mettra à profit chez Aérospatiale-Matra-Eads (devenu Airbus groupe) qu’elle rejoint à la mi 98 au département fusions-acquisitions.
C’est ensuite dans un département analogue mais dont elle prendra la direction qu’elle entre chez Thomson-Technicolor (après acquisition de la firme américaine Technicolor) en Californie. Là elle participera activement à la croissance externe du groupe. Seule ombre au tableau de son passage aux États-Unis : la dureté des relations humaines qui lui font prendre conscience des différences culturelles qui influent sur la qualité de la vie dans l’entreprise. Elle n’est ainsi pas mécontente d’être rappelée par son ancien employeur comme adjointe puis rapidement comme chef du service des relations avec les investisseurs. Depuis 2012 elle exerce ses talents à Bruxelles pour Airbus. Elle préside aussi une commission au Gifas, qui regroupe près de 400 sociétés du secteur, et elle en est administrateur. Bruxelloise la semaine, Nathalie Errard rentre tous les week-ends à Paris et a encore à apprendre de la capitale belge où sa vie professionnelle lui laisse peu de loisirs.

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