Raphaël Trannoy

Paru dans JV 63 | Texte : Alain Lefebvre, Photos : Laetizia Bazzoni

Raphaël Trannoy, à 45 ans, est probablement l’un ou le plus jeune des consuls généraux français en poste. Picard, né à Saint-Quentin dans l’Aisne, il entre à 27 ans au Quai d’Orsay après des maîtrises de droit privé et de sciences politiques et une formation à l’Institut régional d’administration de Lille.

D’abord chargé de mission à la direction des Français de l’étranger et étrangers en France de 1999 à 2002 où il sera notamment en charge de l’affectation des diplomates et découvrira ainsi « la grande qualité des serviteurs de l’État », il sera nommé premier secrétaire à Mexico où il restera jusqu’en 2006 puis deviendra conseiller politique à l’ambassade de Lima au Pérou puis rejoindra le Quai pour trois ans. D’abord aux ressources humaines puis en tant que chargé de mission auprès du directeur général de l’administration.

C’est en août 2013 qu’il sera nommé consul général à Buenos Aires. Là, il découvre une communauté française de 25.000 Français composée pour les deux tiers de bi-nationaux, issus d’une très importante migration de Français estimée entre 3 et 400.000 au cours des deux derniers siècles. L’organisation consulaire y est particulièrement complexe dans un pays qui fait cinq fois la surface de la France et nécessite le soutien de 19 consuls honoraires répartis sur l’ensemble du territoire. Raphaël Trannoy vivra en Argentine « l’expérience intéressante et délicate » de rattachement du Paraguay à la représentation argentine. Il aura également à gérer les suites de l’accident d’hélicoptère qui le 9 mars 2015, lors d’un tournage de téléréalité pour TF1, coûtera la vie à dix personnes dont trois grands sportifs français.


Pour Raphaël Trannoy, le choix de la Belgique ne s’est pas fait par défaut. Né à un peu plus de cent kilomètres de la frontière, il a fait ses études à Lille où il a connu sa femme. Il avait envie de se rapprocher de ses racines. Il est maintenant installé à Ixelles et sa femme et ses quatre enfants, restés à Buenos Aires, le rejoindront à la fin de l’année scolaire. Il va profiter de cette période pour apprendre –  entre autres – le néerlandais et déjà engager les chantiers prioritaires qu’il s’est assigné à commencer par le développement des nouvelles technologies pour toutes les activités du consulat.

Consulat général de France, 42 bv du Régent, 1000 Bruxelles, site : consulfrance-bruxelles.org.

 

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Quelques expressions belges et leur explication :

  • « Casse...tête »

    Casse...tête

    Qu’est-ce qu’un gendarme couché, qu’est ce qu’un dos d’âne, qu’est-ce qu’un ralentisseur ? En Belge c’est un cassevitesse. À ne pas confondre avec le cassis, qui trouve aussi ses racines dans « casser » mais désigne des deux côtés de la frontière plutôt un
    creux qu’une bosse. Quelle qu’en soit la dénomination, la multiplication de ces empêcheurs de rouler à fond finit par nous les casser… Les oreilles bien entendu.

  • « En dispute »

    « Mes filles sont souvent en dispute » nous dit Corentin.

  • « Oh ! Haut »

    Pour info à celui qui se prend au sérieux !