Michel Cottray

Paru dans JV 65 | Photos : Laetizia Bazzoni

Ce Parisien pur-jus connaît tout de la restauration et de l’hôtellerie, de la Tour d’Argent au Sofitel de Cannes, et au Sheraton de Phuket en passant par l’Australie, Bali ou Hong Kong. Sa capacité à redresser des situations compliquées a incité le groupe Steigenberger à lui confier son hôtel bruxellois de l’avenue Louise.

Michel Cottray est un enfant de la Mouffe, entendez la rue Mouffetard au cœur du Ve arrondissement de Paris. Il y est né, y a grandi. Dès l’âge de 17 ans il tient occasionnellement la caisse de la boutique de charcutier-traiteur qu’animent son père et sa mère. Son père qui avait rêvé de travailler dans l’hôtellerie lui en donne le goût, et les moyens : il entrera à l’école hôtelière Jean Drouant de Paris. Bac plus deux en poche – il fera plus tard un MBA à Chur en Suisse – il enchaîne les stages et commence royalement à la Tour d’argent, en salle. C’est ensuite le service militaire qui lui donne le goût des voyages et de l’expatriation. C’est d’abord l’Hôtel Holiday Inn à Munich où il connaîtra sa femme, une Allemande, qui le suivra tout au long de son parcours, et deviendra professeur d’allemand chez Berlitz, métier réexportable à chaque étape, et qu’elle assure encore aujourd’hui à Bruxelles. à 22 ans, ce sera le Sheraton Aerogolf de Luxembourg où il grimpera les échelons côté restauration. Court retour en France pour dix-huit mois au Sofitel Méditerranée de Cannes, puis c’est au pays de son épouse qu’il retournera pour cinq ans, à Francfort, au Sheraton, avec la gestion de quatre restaurants, deux bars, une salle de banquets de mille places et une trentaine de salles de conférences-banquets. Pas de quoi chômer ! La direction du Sheraton lui confiera alors les rênes du Grande Laguna Beach de Phuket. Puis le groupe lui propose la direction générale du Sheraton Mirage de Port Douglas en Australie. Transfert chez Westin qui le nommera en Arabie saoudite puis à Bali. Ce sera ensuite le retour vers l’Europe, Francfort, Monaco, puis la Grèce à la tête d’un immense complexe de luxe dans le Peloponèse qu’il remettra d’aplomb comme il relancera l’énorme Méridien Etoile avant de passer un an à Hong Kong chez Holiday Inn.
C’est probablement sa capacité à redresser des situations compliquées qui incitera le groupe Steigenberger à lui confier son hôtel bruxellois de l’avenue Louise. La tâche est immense pour ce palace aux 42 suites et 247 chambres d’une surface moyenne de 45m2 là où ses concurrents affichent un modeste 22m2. Michel Cottray entend profiter de son bar, de ses restaurants et de son accès privilégié et direct à l’Aspria pour reconquérir la clientèle du week-end. Il souhaite aussi y faire revenir les Bruxellois avec ses concerts de jazz le jeudi soir, ses thés au son du piano et un brunch exceptionnel le dimanche à 75 €. Le pari est audacieux.


Wiltcher’s Steigenberger, 71 av Louise, 1050 Bxl, site : wiltchers.com.

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