Catherine de Vallois, l’union fait la force.

Paru dans JV16, déc-janv 2010 | Texte : Aurélie Koch, Photos : Serge Anton

 

Catherine de Vallois, l'union fait la force.

 

Énergique et dynamique, cette Française vit depuis plus de 30 ans en Belgique, mais garde des liens très serrés avec la France. Elle a présidé d’ailleurs l’Union des Français de l’étranger.

 

« Je suis venue en Belgique en 1973, pour des raisons professionnelles. Je travaillais à l’époque pour un grand cabinet anglo-saxon qui faisait du lobbyisme, et comme l’Angleterre venait de rentrer dans la Communauté économique européenne, c’était un moment très important et délicat pour cette société. J’ai ensuite continué mes activités de lobbyiste, pour l’industrie du tabac. J’ai quitté la formation européenne en 1998 pour devenir indépendante, et poursuivre mon métier de façon plus libre.

Aujourd’hui, je ne travaille plus, mais je continue à m’investir dans le milieu associatif, qui est un monde dans lequel je me suis impliquée depuis très longtemps. Après avoir été administrateur de l’Union des Français de l’étranger, j’en suis aujourd’hui présidente.

Le but de cette association est de défendre les intérêts des Français qui vivent hors de l’Hexagone, et de faciliter leur arrivée dans les pays où ils s’expatrient. Mais nous ne nous adressons pas qu’aux expatriés : nous sommes là pour tous les Français qui désirent connaître le système belge, régler certains problèmes, en savoir plus sur le système éducatif, la fiscalité, la sécurité sociale. Nous sommes également un relais entre le consulat et les Français, car les informations données par téléphone ont souvent besoin d’une explication complé-mentaire. Pour renforcer nos conseils, nous éditons également une newsletter, que nous envoyons à 4000 personnes. On y traite de nombreux sujets d’actualité belge et européenne, on donne des infos utiles.

Nous développons également tout un réseau pour les jeunes, avec diverses activités festives. Pour les membres de l’UFE, nous organisons également des conférences, des expos, des rencontres avec des métiers ou des représentants qui peuvent être utiles à leur intégration.

Les Français ont souvent tendance à croire que comme les Belges parlent la même langue (enfin, pour la moitié de la population), ils vivent de la même manière. C’est faux, et ils s’en rendent compte très vite ! Il y a ici une procédure administrative très particulière, et les codes ne sont pas les mêmes. Heureusement, les associations sont nombreuses, et nous tentons de faire le lien entre elles pour orienter au mieux les demandes qui nous sont adressées. C’est un travail quotidien, où les problèmes se traitent un à un, et où chaque cas est unique. »

Depuis juin 2014, Jean-Marc Roussot préside l'Union des Français de l'Etranger en Belgique.

Site : ufe.be.

 

 

 

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Quelques expressions belges et leur explication :

  • « Lumerotte »

    Que la lumerotte soit !

  • « Djoum-djoum »

    Les synonymes belges de « barjot » ou « case en moins » sont aussi nombreux qu’imagés.

  • « Casse...tête »

    Casse...tête

    Qu’est-ce qu’un gendarme couché, qu’est ce qu’un dos d’âne, qu’est-ce qu’un ralentisseur ? En Belge c’est un cassevitesse. À ne pas confondre avec le cassis, qui trouve aussi ses racines dans « casser » mais désigne des deux côtés de la frontière plutôt un
    creux qu’une bosse. Quelle qu’en soit la dénomination, la multiplication de ces empêcheurs de rouler à fond finit par nous les casser… Les oreilles bien entendu.