Anne Coten

Paru dans JV 73 | Photos : Texte ©Aurélia Dejond - Photo ©Laetizia Bazzoni

Le défi comme moteur

Après un congé sans solde de trois ans pour suivre son mari en Belgique, cette Parisienne, ex Chef de projet à  la Société Générale, a décidé de monter la filiale belge d’une boîte de conseil française spécialisée dans les métiers de la finance de marchés.

Lors de notre interview, Anne Coten et sa famille sont en plein déménagement. « Nous venons d’acheter  un grand appartement avec jardin », se réjouit celle qui pendant les premiers mois de son expatriation, ne rêvait que de rentrer à Paris ! Un fameux grand écart, régi par la qualité de vie trouvée à Bruxelles. « C’est inégalable : le prix de l’immobilier, les espaces verts, la qualité de l’enseignement, un marché très porteur… pour mon compagnon et moi, rester est finalement devenu une évidence ».

Pourtant, l’adaptation n’a pas été simple pour la jeune maman d’un petit Noam, qui a 7 ans aujourd’hui. « Je n’avais plus de travail, je ne connaissais personne… j’ai rapidement rejoint l’équipe de l’Accueil des Françaises et me suis occupée du Club Business, véritable tremplin qui m’a permis de garder la main et de développer un réseau précieux ».

C’est au hasard d’une discussion avec une ancienne collègue de la Société Générale qu’elle apprend qu’une société française cherche un Business Développeur à Bruxelles, dans le secteur commercial. «Monter la filiale belge d’une boîte de conseil me tentait énormément, mais le défi était de taille, d’autant que je connaissais mal le domaine commercial. Je n’étais sûre de rien ! », se souvient Anne qui pendant trois mois, fait l’aller-retour une fois par semaine à Paris, pour mieux connaître Ossia Conseil. « Nous nous sommes ensuite donné cinq mois, l’expérience a été probante, j’ai démissionné de mon poste à Paris et je suis devenue salariée avec un contrat CDI. Mon travail consiste à recruter des consultants ou des indépendants pour les positionner en mission chez des clients. Aujourd’hui, je recherche activement un collaborateur pour renforcer mon travail en solo ».

Avec le recul, la quadragénaire mesure l’ampleur du travail déjà accompli, grâce notamment à une intégration assez simple et à la maîtrise de l’anglais, qui compense celle du néerlandais pour le marché flamand. Côté privé, la famille ne regrette aucunement d’avoir franchi le pas. « Notre fils est inscrit dans un système scolaire communal  très qualitatif, où il est parfaitement intégré. Nous ne voulions pas l’enfermer dans un système français. Nous avons trouvé un vrai équilibre familial et des repères qui nous plaisent. Aujourd’hui, notre avenir est ici ». 

 

ossia-conseil.com

 

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