Alexandre Grosjean

Paru dans JV30, avril-mai 2012 | Photos : Nancy Coste

Descendant d’une des familles fondatrices des Galeries Royales Saint-Hubert, Alexandre Grosjean en assure aujourd’hui la pérennité et l’évolution.

 

 

On rapporte que c’est chez l’armurier des Galeries Saint-Hubert que Paul Verlaine acheta le 10 juillet 1875 le revolver avec lequel il tira le jour-même sur Arthur Rimbaud. On ne vend plus aujourd’hui dans la galerie que des armes blanches, mais le souvenir des Français illustres qui y séjournèrent, y complotèrent ou y passèrent est impressionnant : Victor Hugo, Alexandre Dumas, Charles Baudelaire, Edgar Quinet...


Alexandre Grosjean qui préside depuis 1995 aux destinées de la Société des Galeries Royales Saint-Hubert a lui-même une grand-mère française et se félicite de voir des Français investir dans les galeries, par le biais d’une librairie, d’un prestigieux commerce de bagages, ou encore du projet d’un hôtel de charme. Cet hôtel fait partie des innombrables projets qu’il a souhaité mener à bien à la tête de cette très originale structure juridique que ces ancêtres, il y a cinq générations, avaient imaginés pour développer l’ambitieux ensemble architectural imaginé par l’architecte Jean-Pierre Cluysenaar.

En 1845, afin de financer la construction de la galerie, les grandes familles bourgeoises associées à cette affaire lancèrent une souscription publique pour lever 2,5 millions de francs belges de souscription publique, avec le soutien de la Ville de Bruxelles. Trente ans plus tard les sociétaires se retrouvèrent dans une indivision inextricable qui ne trouva d’issue qu’en 1893 avec la création d’une société civile gérant la galerie pour le compte des indivisaires. Ce n’est qu’en 1993 qu’une SA fut créée pour détenir l’immeuble, la société civile en restant l’actionnaire majoritaire.

Depuis qu’il a pris la présidence de la société civile, Alexandre Grosjean a engagé un important programme de travaux dont la première phase a permis de restaurer les façades et l’extraordinaire verrière. Une deuxième phase vitale fut ensuite engagée pour consolider la galerie dont l’instabilité liée à sa construction sur le ruisseau Saint-Hubert qui lui donna son nom devenait problématique.

La troisième phase, en cours, va permettre principalement de créer une douzaine d’appartements et deux bureaux, qui seront commercialisés cet été, de restaurer l’hôtel, de rénover les façades de la galerie des Princes et de mettre aux normes le théâtre des Galeries. À l’horizon 2014 les galeries constitueront un ensemble cohérent et modernisé avec 10.000 m2 d’espace commercial, autant de culturel et d’espace public et 15.000 m2 de résidentiel et de bureaux. Une nouvelle ère s’ouvrira pour les Galeries Saint-Hubert.

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Quelques expressions belges et leur explication :

  • « Casse...tête »

    Casse...tête

    Qu’est-ce qu’un gendarme couché, qu’est ce qu’un dos d’âne, qu’est-ce qu’un ralentisseur ? En Belge c’est un cassevitesse. À ne pas confondre avec le cassis, qui trouve aussi ses racines dans « casser » mais désigne des deux côtés de la frontière plutôt un
    creux qu’une bosse. Quelle qu’en soit la dénomination, la multiplication de ces empêcheurs de rouler à fond finit par nous les casser… Les oreilles bien entendu.

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