Évelyne Régniez, l’école est sa vie

Paru dans JV34, Décembre-janvier 2013 | Texte : Alain Lefebvre, Photos : Merel t’Hart

 

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Évelyne Régniez a été sélectionnée pour les Victors 2015.

 

 

 

 

 

Évelyne Régniez, la proviseur du Lycée français de Bruxelles, est un pur produit de l’Education Nationale.  Née en proche banlieue parisienne, elle fait des études de lettres et d’histoire à Nanterre. Les premières se concluront par un mémoire sur Marguerite Duras, les secondes par une thèse sur le diable au Moyen-âge.

Après avoir passé son Capes, elle deviendra prof de lettres entre 81 et 87.

Après une courte interruption pour mettre au monde deux enfants, elle partira pour la Réunion où elle s’occupera de formation continue pour adultes et dirigera un GRETA, groupement dédié à la formation continue.

Entre la gestion de fonds pour lutter contre l’illettrisme et la mise au point de contrats de qualification en collaboration avec les entreprises, elle change en fait de métier et se passionne pour les relations écoles-entreprises qu’elle juge alors insuffisamment développées.


À son retour en France métropolitaine en 1995 c’est à nouveau un changement de décor complet puisqu’elle devient inspecteur de l’Education nationale pour le premier degré en Bretagne. Basée à Rennes, elle y deviendra proviseur d’un lycée du bâtiment où elle pourra satisfaire son goût pour la relation écoles-entreprises.

Ce sera ensuite « un lycée de territoire » comme elle le dit, avec le lycée de Fougères. C’est là qu’elle pourra développer une idée qui lui est chère : inciter les élèves à faire preuve d’ambition, seule manière selon elle de combler le handicap (social, culturel, local) qui affecte leur parcours. Elle entend que ces jeunes élèves d’un lycée d’une petite ville bretonne, enfants d’agriculteurs ou d’employés parfois déclassés par l’effet d’une industrie locale sinistrée, aient confiance en leur intelligence et leur capacité de travail.

À Shanghai, elle multipliera les découvertes, les émerveillements et peut être les angoisses au contact d’un peuple et d’un pays où l’énergie affleure dans tous les aspects de la vie quotidienne et où l’extrême modernité n’occulte jamais le poids des traditions. Intarissable sur le sujet, ses propos empliraient douze pages de JV et peut-être même un livre.

Son retour en Europe, à Bruxelles, n’en est pas moins une joie. Celle de retrouver les paysages, l’architecture et l’art de vivre européens. Si l’énorme tâche que représente la gestion de cet important établissement de 2.700 élèves lui a laissé peu de loisirs depuis qu’elle l’a prise en charge il y a trois mois, elle sort beaucoup et connaît déjà Bruxelles mieux que certains Français arrivés il y a cinq ans.

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