Les Galeries Royales Saint-Hubert : oeuvres d’art, lieux de vie

Paru dans JV28, décembre-janvier 2012 | Texte : Marie Dellioye, Photos : Xavier Harcq et Giancarlo Zille

Derrière ce haut lieu de passage touristique bruxellois, situé à deux rues de la Grand-Place, se cache un quartier rempli d’histoire et d’habitants, tous amoureux fous de leur « perchoir » sous verrière..

 


Un monument bâti sur un ruisseau

 

La création des Galeries Saint-Hubert a nécessité une cinquantaine d’expropriations dans l’ancienne rue où coulait le ruisseau Saint-Hubert. Les maisons de ce quartier très délabré furent détruites et le ruisseau dallé pour servir de lit au fameux projet de l’architecte Jean-Pierre Cluysenaar. Le passant attentif se penchera sur certaines grandes dalles rondes placées sur le sol le long des Galeries, et qui mènent au ruisseau qui leur donna son nom !


Bien connues des touristes et des passants bruxellois, les Galeries Saint-Hubert affichent fièrement leurs sculputures, les murs en faux marbre d’inspiration italienne et surtout la verrière majestueuse de 200 mètres de long, une des premières à dimension véritablement monumentale d’Europe.

 

Un lieu habité depuis l'origine

 

Mais saviez-vous que l’oeuvre de l’architecte Jean-Pierre Cluysenaar, inaugurée dès 1847, abrite quelque 70 appartements, tous loués depuis 1850 ? En effet, comme l’explique le géomètre Roland Massart, chaque double porte située entre les boutiques dévoile une série d’appartements distribués deux par deux à chaque étage. Les six niveaux que comptent les Galeries, dont trois sont camouflés en façade, permettaient dans le temps de loger des locataires jusque dans les combles. « Les Galeries Saint-Hubert représentent parfaitement le quartier bruxellois par excellence, on y trouve à la fois des commerces, des espaces culturels et des logements. C’est cette diversité qui fait vivre les lieux depuis leurs origines. »

Newsletter

L'agenda

JV en kiosque - Abonnement

Février - mars 2020 

COVER 77 mini
  • Enquête: études supérieures - France ou Belgique, comment choisir sa formation?
  • Talents belges: foire du livre, dix auteurs à suivre
  • Escapade à Mons, à Cadzand et dans le Kent 

Do you speak belge?

Quelques expressions belges et leur explication :

  • « Sac-jacker »

    Celui qui dérobe avec une certaine brutalité les sacs à main des dames.

  • « Casse...tête »

    Casse...tête

    Qu’est-ce qu’un gendarme couché, qu’est ce qu’un dos d’âne, qu’est-ce qu’un ralentisseur ? En Belge c’est un cassevitesse. À ne pas confondre avec le cassis, qui trouve aussi ses racines dans « casser » mais désigne des deux côtés de la frontière plutôt un
    creux qu’une bosse. Quelle qu’en soit la dénomination, la multiplication de ces empêcheurs de rouler à fond finit par nous les casser… Les oreilles bien entendu.

  • « Moi, bien »

    « Vous n’aimez pas le Zoute ? Moi, si ! »