You say you want a Revolution

Du mardi 13 novembre 2018 au mercredi 14 novembre 2018

Après Londres, Montréal et Milan, c’est à Bruxelles que se pose l’exposition « Revolutions : Records and Rebels, 1966-1970 ». Une exposition qui revient sur les années 60, ses protestations, ses idéaux, ses évolutions. Une période qui n’est pas sans rappeler la nôtre. Au progrmme: idéalisme, optimisme et chamboulement de la mode, de l’identité, de la pensée, de la consommation et de la communication mais aussi naissance du féminisme et de l’écologie. 

L’exposition se tient dans un ancien hôtel particulier de la place Royale, qui fut un temps une banque ING et que l’institution a reconverti aujourd’hui en espace culturel. Des pièces sont d’ailleurs exposées dans les anciens coffres-forts d’Ing en sous-sol. C’est d’ailleurs dans ces sous-sols que débute l’exposition, avec une partie réservée à la contre-culture, la volonté de changer le monde. L’Utopia Thomas More y trouve bonne place. Dans la suite de l’exposition, on croisera Twiggy et la mode anglaise de l’époque, les premières jupes courtes ou les robes en papier. Et bien sûr la beatlemania et l’esprit indie-hippie. Yoko Ono a d’ailleurs prêté plusieurs costumes des Beates (dont ceux que le groupe porte sur la couverture du Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band). On croise ensuite et pêle-mêle le film Blow Up, film d’Antonioni dont le réalisateur a sans le vouloir saisi un meurtre en live, la coupe révolutionnaire à la garçonne de Sassoon, les robes en plaques argentées de Paco Rabanne, des affiches révolutionnaires et des pubs, en critique de la société de consommation. Le design d’époque et l’influence de la conquête spatiale sont également abordés dans les salles suivantes. 

L’exposition a été créée au Victor and Albert Museum, figure de proue de ce type de rétrospective, à Londres. Elle est ici adaptée à la Belgique. A côté d’une salle dédiée à Woodstock (où il est bon de se poser un temps pour profiter des images et des sons d’archives, avachis sur de gros poufs rouges disposés dans l’obscurité de la salle), des images du festival d’Amougie, le « Woodstock » belge qui a vu affluer en 1969 quelques 80000 hippies venus voir Archie Shepp, Pink Floyd, The NiceArt Ensemble of ChicagoYesGongSoft MachinePierre Lattès Ten Years after ainsi que Frank Zappa. On y découvre aussi les événements de la scission de l’université catholique de Louvain, le fameux « Wallen Buiten, Leuven Vlaams » (wallons dehors, Louvain flamand).

Le réel plus de cette exposition ? L’immersion musicale ! A l’entrée, le spectateur reçoit un casque qui diffuse de la musique de l’époque ainsi qu’un carnet explicatif de toutes les œuvres présentées. La musique, et donc l’ambiance, change à chaque changement de salle et de thématique. 

Avec Juliette et Victor, nous vous proposons une soirée exclusive le 13 novembre dans le cadre de cette exposition. Au programme, une visite guidée dès 19h, un cocktail et une intervention de témoins de l’époque en clotûre, dont Alain Lefebvre, éditeur du magazine, et Renaud Bentegeat, Président de la CCI France Belgique.

Exposition « Revolutions : Records and Rebels 1966 - 1970», jusqu’au 10 mars, ouvert du mardi au dimanche, y compris les jours fériés, ainsi que les lundis 29/10/2018, 24/12/2018, 31/12/2018 et 4/03/2019.de 10h00 à 18h00, nocturnes tous les mercredis jusqu’à 21h00, ING Art Center, Mont des Arts, Place Royale, 1000 Bruxelles, de 2 à 12 €, réduction pour les clients ING et lors d’achat en ligne. 

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