La téléphonie mobile en Belgique

Paru dans HS n°5 2013-2014 | Texte : Aurélie Koch

Sachez qu’en ce qui concerne la téléphonie et la connexion internet, la Belgique est bien plus chère que la France… Et tous les opérateurs diffèrent ! Voici un aperçu et des comparaisons de prix pour la téléphonie mobile...

En matière de téléphonie mobile, la Belgique a certaines spécificités dont il faut s’accommoder.

En Belgique, même si des offres couplées terminal+forfait commencent à arriver sur le marché, il faut acheter son terminal téléphonique. Mais on est loin des offres à la française avec le GSM à un euro ! Aussi, mieux vaut garder son téléphone lors du passage de la frontière. Attention, il faudra toutefois le débloquer ou le « désimlocker » en franglais dans le texte. En effet, les opérateurs de l’Hexagone ont la fâcheuse tendance de verrouiller les téléphones vendus sur leur réseau, ce qui complique le changement d’opérateur, mais aussi le déménagement des usagers. Fort heureusement, depuis 2010, le législateur français a sévi contre ces pratiques. Désormais, si votre GSM a plus de trois mois, vous pouvez exiger de votre opérateur qu’il le débloque. Cette opération peut même se faire en ligne ou par simple appel à votre service clientèle. Si votre téléphone a moins de trois mois, alors il faudra s’acquitter d’une facture d’un montant allant de 65 à 100 € selon le modèle. Mais si vous avez un modèle haut de gamme, nous ne saurions trop vous conseiller d’y consentir ! Si vous devez racheter un Iphone, sachez qu’il se négocie 650 en Belgique. Cela étant, la méthode belge a du bon, puisque les terminaux ne sont pas liés aux opérateurs, une bien maigre consolation toutefois pour faire passer la pilule.

Les offres de téléphonie en Belgique

Une fois arrivé en Belgique, vers quel opérateur se tourner ? Trois acteurs principaux se partagent le marché : Mobistar, Proximus et Base, qui opèrent indistinctement de part et d’autre de la frontière linguistique.

Un quatrième a acheté une licence : Telenet. Ce géant de la télédistribution belge s’impose petit à petit sur le marché de la téléphonie mobile et propose surtout des prix avantageux à ses clients « tout-en-un ».

Malgré cette nouvelle concurrence, Flamands et Wallons payent tous les deux beaucoup plus que les Français (voir encadré).

Les appels de Belgique vers la France
Une fois installé, vous allez certainement passer beaucoup de temps au téléphone avec la France. Nous ne saurions trop vous conseiller l’option internationale. La Belgique est un petit pays et il y a de fortes chances que vos appels concernent l’étranger ou que vous soyez en déplacement à l’étranger. L’option ne coûte pas cher, comptez entre 3 et 6 euros par mois environ selon les opérateurs, et elle vous garantit des tarifs 50 % plus bas depuis, et vers l’étranger. Si vous conservez une adresse en France, vous pouvez aussi changer de carte SIM quand vous rentrez. C’est une astuce connue pour ne payer finalement que des communications nationales dans tous les cas de figure. Mais voilà, vous obligez votre interlocuteur à mémoriser vos deux numéros, c’est loin d’être pratique sur le long terme.

 

Une 3G à prix d’or, et la 4G à ses débuts.

En Belgique, l’offre mobile de Free a donné un coup de pied dans la fourmilière des abonnements téléphoniques. Songez plutôt : un forfait d’une heure à deux euros, un abonnement illimité à 20 euros par mois, incluant 3GB de données en 3G… un rêve toujours inaccessible chez nous, faute d’une concurrence vraiment sérieuse entre les opérateurs locaux. Aujourd’hui, même si les prix baissent en Belgique, il faut encore compter environ 30 % de plus sur votre abonnement GSM en Belgique, par rapport à la France. De plus en plus fréquentes, les offres d’appels et/ou SMS illimités représentent une solution adéquate et meilleure marché que le reste des offres, à condition d’avoir une consommation plutôt élevée de votre GSM.

Pour ce qui est de la 4G, bonne nouvelle, depuis le début de l’année 2014, une grande partie de la région bruxelloise est couverte par le haut débit mobile, et ce, par les 3 opérateurs historiques. Pour le reste du pays, il faudra être patient… Proximus dit couvrir 57 % du territoire belge et Mobistar 56 %.

Opérateurs Low-cost : les chemins de traverse

En dehors des opérateurs historiques, il existe en Belgique des opérateurs indépendants. Ces MVNO (Mobile Virtual Network Operator) achètent quantité de communications auprès des opérateurs historiques et les revendent à prix cassé. Parmi les plus populaires en Belgique, citons Mobile Vikings, qui pour 15 euros par mois vous donne droit à 2000 SMS, 2GB de téléchargement, assorti d’un prix de communication à 20ct la minute. C’est la solution privilégiée des « geeks » qui voient là un moyen de profiter d’une bande passante correcte en 3G sans s’engager lourdement auprès de leur fournisseur habituel. On trouve naturellement d’autres opérateurs dont certains sont également présents en France, comme Carrefour Mobile ou d’autres plus exotiques, comme AlloRTL. Dans tous les cas, sachez que c’est le pré-payé qui prime. Ces MVNO ne proposent pas d’abonnement, vous obligeant à renouveler manuellement votre souscription tous les mois, une démarche pour le moins fastidieuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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