L’Alliance française Bruxelles-Europe s’installe au cœur du quartier européen

Lundi 18 juin 2012 | Texte : Anne Dujardin

L’Alliance française s’offre à Bruxelles une cure de modernité et s’installe au cœur du quartier européen.

Jusque là nous sommes dans la petite annonce, à la rubrique « changement d’adresse ». L’Alliance française a le plaisir de vous annoncer qu’elle a déménagé au 46 Avenue des Arts, Bruxelles 1000. Les locaux sont vastes, agréables et fonctionnels, tout en rez-de-chaussée, avec des salles de cours claires, des espaces audio/vidéo et un centre de ressources fourni en méthodes de langue, littérature et vidéos à emprunter. On se réjouit que les quelque 60 professeurs, tous qualifiés dans l’enseignement du français comme langue étrangère, pourront dans de meilleures conditions, former les quelque 5000 apprenants adultes de plus de 100 nationalités qui, chaque année viennent étudier notre langue à l’Alliance Bruxelles-Europe.

Jusque là nous sommes dans la petite annonce, à la rubrique « changement d’adresse ». L’Alliance française a le plaisir de vous annoncer qu’elle a déménagé au 46 Avenue des Arts, Bruxelles 1000. Les locaux sont vastes, agréables et fonctionnels, tout en rez-de-chaussée, avec des salles de cours claires, des espaces audio/vidéo et un centre de ressources fourni en méthodes de langue, littérature et vidéos à emprunter. On se réjouit que les quelque 60 professeurs, tous qualifiés dans l’enseignement du français comme langue étrangère, pourront dans de meilleures conditions, former les quelque 5000 apprenants adultes de plus de 100 nationalités qui, chaque année viennent étudier notre langue à l’Alliance Bruxelles-Europe.

Certains nostalgiques regretteront le lustre des immeubles anciens dans lesquels souvent les Alliances de part le monde sont, un peu comme des trésors de La Pléiade que l’on époussette sur les étagères, sans trop oser les ouvrir. Ces âmes inquiètes trouveront consolation dans les poèmes qui vagabondent sur les murs des nouveaux couloirs de l’Alliance, rappelant que la rêverie traverse les siècles, même les plus préoccupés d’efficacité.

Fi de ces pincements passéistes, l’Alliance Française est une vieille dame certes (130 ans), celle de Bruxelles l’est un peu moins (presque 40 ans) mais son cœur est jeune et ses ambitions grandes. Elle se veut de son temps, a une mission à remplir et s’en donne les moyens.

C’est là que l’inauguration du 46 Avenue des Arts prend une dimension nouvelle. Ce n’est pas une simple école de langues qui a été inaugurée ce mardi 12 juin 2012, avec force personnalités éminentes, au premier rang desquelles Sa majesté le Roi Albert II, Yamina Benguigui (ministre déléguée des Français de l’Etranger), Mme Boccoz ambassadeur de France en Belgique, Abdou Diouf (Secrétaire général de la Francophonie) et Jacques De Decker (Secrétaire pérpétuel de l’Académie royale de langue et de littérature française de Belgique). Tout ce monde étaient réuni pour un plaidoyer, pour une affirmation de l’importance du français dans le monde francophone bien sûr, mais aussi au–delà, dans un monde multiculturel qui veut le rester.

L’événement est à lecture double. Certains verront les Alliances françaises, même fraîchement repeintes, comme « Un barrage contre l’Atlantique » pour paraphraser Marguerite Duras, dans un combat perdu contre l’anglais… le chinois peut-être? D’autres, dont nous sommes chez Juliette&Victor, croient que les Alliances françaises ont raison de s’affirmer comme fer de lance d’un multilinguisme vivant et décomplexé. Certes, l’anglais est partout dans les réunions internationales. Comment pourrait-il en être autrement, sans créer une utopique Tour de Babel ? Mais le principe de réalité n’empêche
en rien celui de la sensibilité. D’accord, négociez en anglais tarifs et conventions, mais débattez en français, vibrez en espagnol, dînez en italien, aimez en flamand. C’est enfoncer une porte ouverte que de dire que la langue est plus qu’un vecteur de la pensée, qu’elle porte en elle la culture et l’émotion…. Ce n’est pas aux Belges qu’on va l’apprendre. On le sait, en affaires – oui en affaires- la conversation informelle crée la confiance et la sensibilité aux différences culturelles permet les réussites commerciales et les collaborations fructueuses.

Que vive donc le « French Touch » ! Que prospère l’Alliance Bruxelles-Europe, qu’elle soit chaque jour davantage une référence dans l’enseignement du français comme langue étrangère, que les 700 diplomates qui chaque année suivent le programme « le français dans la vie diplomatique » soient 1000 ou 2000, que les étudiants du Collège d’Europe à Bruges et tous les autres se passionnent pour la langue de Marguerite Yourcenar et d’Eric-Emmanuel Schmitt ! Le combat n’est pas d’arrière-garde, bien au contraire, s’il est mené avec les outils et les exigences d’aujourd’hui.

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