Trouver un emploi en Belgique quand on est français

Paru dans JV 29 - Mis à jour 2017 | Texte : Anne Dujardin

 

La question du néerlandais

 

Pour qui cherche un emploi en Belgique, la tentation est forte de s’appliquer à faire oublier sa nationalité, non pas qu’on en ait honte, mais parce qu’on a bien conscience qu’elle peut constituer un frein à l’emploi. Hélas, tout clame votre différence ! Votre accent, même si vous ne venez pas de Marseille, votre vocabulaire, votre CV et bien entendu votre ignorance ou quasi du néerlandais. Les Wallons eux-même ne maitrisent pas toujours le néerlandais, mais ils ont l'avantage d'une plus grande compréhension de la complexité culturelle belge. Souvent, les Français arrivant en Belgique l'ignorent ou la sous-estiment.

Pour s'imprégner des codes, des rouages de l’économie belge, de son actualité, rien de tel que de prendre l’habitude de lire Le Soir et La Libre Belgique et d'écouter Radio Première.

Lire notre dossier "Apprendre le néerlandais".

 

L’anglais peut-il compenser ?

Oui définitivement, dans bien des postes et soyons honnête, sans néerlandais ni anglais votre recherche d’emploi va être plus dure. Mais là encore, les coachs et consultants RH conseillent vivement de tester votre niveau et de réactiver votre pratique. Le niveau d’anglais des Belges est élevé et le vôtre sera très certainement testé en entretien, voire dès le premier contact téléphonique. Préparez-vous. Laetitia qui a commencé sa carrière à Bruxelles dans une entreprise américaine, puis dans pour un siège européen, insiste sur la dimension multiculturelle des grandes entreprises à Bruxelles. « L’anglais est indispensable mais il faut aussi une ouverture d’esprit, une capacité à travailler avec d’autres nationalités. »

 

Témoignage : Laetitia a étudié le néerlandais dès son arrivée à Bruxelles.

« Au cours des trois premiers postes que j’ai occupés, d’abord pour une société américaine, puis une fédération agricole européenne et un siège européen, ma non-connaissance du néerlandais n’a pas été un obstacle. En travaillant dans la communication, j’ai dû apprendre les sensibilités belges, l’approche des médias belges, mais le français et un anglais solide suffisaient. Un anglais solide, j’insiste ! En revanche, quand je suis passée dans la filiale belge de la même société, qui employait 70 % de néerlandophones, je n’ai pas regretté les quatre heures de cours par semaine que je m’étais infligée pendant deux ans. Sans cela, je n’aurais jamais eu ce poste et quand bien même, je n’y aurais pas survécu. Les réunions, les mails : tout en néerlandais. à ce moment-là, alors que je vivais depuis plus de dix ans en Belgique, j’ai eu l’impression de seulement en comprendre la complexité et la richesse. Ensuite, j’ai créé une marque de linge pour enfant et là encore, quelle chance d’avoir le néerlandais pour prospecter. Si je devais donner un conseil, ce serait celui-là : apprenez la langue, c’est le meilleur moyen de comprendre le pays et intégrez-vous dans la vie locale, même pour de petites choses. Le marché est dur mais avec une attitude positive et ouverte, beaucoup de choses sont possibles. »

 

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