Trouver un emploi en Belgique quand on est français

Paru dans JV 29 - Mis à jour 2017 | Texte : Anne Dujardin

 

V. Vergeynst, The House of Marketing.

Interview parue dans JV 27 en février 2012.

The House of Marketing s’est spécialisé dans l’intérim management en marketing.

« Nous avons 80 permanents placés chez nos clients, plus des indépendants sollicités quand la demande est forte ou quand nous n’avons pas en interne l’expertise demandée. Nous plaçons en permanence vingt à trente indépendants. Dans tous les cas, le marketer réalise une mission de trois à six mois en entreprise, il doit être capable de s’intégrer et d’être opérationnel rapidement. Les profils de deux à quatre ans d’expérience sont très demandés en ce moment, mais pas seulement. Dans l’intérim, être surqualifié n’est pas un problème, au contraire, c’est une garantie d’efficacité immédiate. Une candidature française a-t-elle ses chances ? Oui bien entendu, quelques Français travaillent régulièrement avec nous. Autant un recruteur peut hésiter à embaucher définitivement quelqu’un qui ne parle pas le néerlandais - le marketing réclame une bonne connaissance du terrain - autant pour une mission, il sera prêt à “sacrifier” la langue pour l’efficacité. En Belgique, de nombreuses directions marketing sont très francophones, d’autres travaillent sur le marché européen et dans ce cas, le néerlandais n’est pas un critère. Bien sûr, 95 % de nos clients veulent au départ un intérimaire trilingue, mais après discussions et propositions, 60 à 70 % seulement conservent le néerlandais comme exigence absolue. »

 

 

A. Lalhou, Famactive.com

Interview parue dans JV 27 en février 2012.

La fondatrice de famactive.com est une férue de l’entrepreneuriat et une spécialiste des stratégies de présence sur internet.

« Le personal branding est un outil pour se démarquer, pour se faire remarquer sur le net, pour montrer ce que son profil a d’unique. C’est essentiel pour accéder au marché de l’emploi non visible sur les annonces. En Belgique, 50 % des recruteurs utilisent les médias sociaux, les PME en particulier. Il s’agit d’exploiter les richesses du web 2.0. On est là dans le domaine de l’échange avec les entreprises et dans celui de la recommandation. 80 % des gens font confiance à la recommandation en général, c’est vrai aussi pour le recrutement. Il faut être présent et actif sur LinkedIn qui n’est pas saturé en Belgique et même sur Facebook et sur Twitter, qui émerge avec une présence de 10 % des entreprises belges. Ensuite, il existe des outils plus avancés comme Doyoubuzz qui permet d’humaniser son profil, Slideshare pour publier… Faire son marketing personnel, c’est se doter d’une identité numérique maîtrisée, appropriée et professionnelle. Le préalable indispensable à ces démarches : bien se connaître. C’est l’essentiel du travail et cela passe parfois par un bilan de compétences, par des tests de personnalité ou encore par une analyse approfondie de ses valeurs et de ses expériences."

 

O. Dufour, Michael Page Belgium

Interview parue dans JV 27 en février 2012.

"Un Français aura toutes les chances de travailler en Belgique s'il remplit deux conditions : bien parler anglais et avoir une compétence transposable. J'entends par là, une compétence "universelle" qui n'a rien à voir avec la culture locale ou la législation du pays. C'est le cas des compétences financières, d'audit, d'ingéniérie, de recherche & développement, d'achat, de supply chain, de formation. C'est plus dur pour des postes en ressources humaines où, hormis en recrutement, la connaissance du droit social local est indispensable. Pour les commerciaux et le marketing, l'absence du néerlandais sera un obstacle sur le marché local, mais ne le sera pas dans les directions commerciales de sociétés internationales et de sociétés belges tournées vers l'export. En ce moment, les sociétés belges sont pluôt attentistes. Elles gèrent au jour le jour les remplacements, il n'y a pas vraiment de vagues d'embauche, mais il y a quand même des recrutements. la vision à long terme est assez opaque, mais pas forcément pessimiste pour autant. L'intérim management se porte, quant à lui, plutôt bien."


 

 

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