La voiture en Belgique : quelques règles de circulation !

Paru dans HS n°5 2013-2014

Quelques règles avant de rouler en Belgique.

La priorité à droite n’est pas un vain concept en Belgique. Au contraire ! Bien sûr, elle existe aussi chez nous mais ici elle est totale, incontestable et s’applique très régulièrement ! Prenez garde quand vous arrivez à un croisement : certains Belges s’engagent dans la rue sans même regarder si une voiture arrive, à croire qu’ils préfèrent cabosser leur voiture plutôt que de vous laisser usurper leur droit. Mais, à l’inverse, n’abusez pas non plus de ce droit : priorité n’est pas sécurité !

La vitesse autorisée en ville est de 30, 50 ou 70 km/h selon les zones. Hors agglo, elle est de 90 km/h. Sur l’autoroute, c’est 120 km/h quelle que soit la météo.

Attention, ici les vélos ont le droit de prendre toutes les rues à sens unique dans le sens opposé. Faites donc attention lorsque vous vous engagez dans ces rues, et malgré l’étroitesse de certaines d’entre elles, essayez de ne pas forcer les cyclistes à se ranger sur le côté !

• Bus et trams prioritaires. Le tram a priorité sur tout ce qui se déplace – même sur les piétons ! – et ne vous fera aucun cadeau si vous cherchez à la lui voler. Ne restez pas sur une ligne de tram, vous courez des risques !

Soyez vigilant également lorsque vous dépassez un tram à l’arrêt parce que vous n’êtes, contre toute logique, autorisé qu’à le passer par la droite. Attention aussi aux bus : le code de la route vous impose de les dépasser à vitesse réduite lorsqu’ils déchargent des passagers, et de leur laisser la priorité dès l’instant où ils manifestent l’intention de déboîter ! Ici, le dépassement s’opère toutefois par la gauche.

• Garez-vous dans le bon sens. Quoi que vous disent les Belges, il est beaucoup plus facile de se garer ici qu’à Paris ! Sachez cependant que dans une rue à double sens, il est interdit de se garer à l’inverse du sens de la marche et à moins de 15 mètres de part et d’autre d’un arrêt de bus ou de tram.

• Ménagez les pare-chocs. Ici, on ne joue pas à l’auto tamponneuse avec ses voisines avant et arrière quand on se gare. Le code de la route dit même qu’on doit garder un mètre « tant devant que derrière un autre véhicule à l’arrêt », même si, en pratique, on est souvent loin du compte ! Ici, même les citadins sont très attachés à leur véhicule et il n’hésiteront pas à aller déposer plainte, voire à se faire renseigner par un voisin. Un homme averti…

• N’oubliez pas que tout piéton manifestant l’intention de traverser sur un passage pour piétons est considéré comme prioritaire et ce, même s’il n’était pas encore engagé sur la voie ! C’est aussi le cas en France, mais ce principe est beaucoup moins respecté. Ici, il n’est pas rare de voir un piéton débouler sur le passage sans regarder.

• Faites attention à ne pas « bloquer » un carrefour, car même si beaucoup de Belges semblent l’ignorer, le code de la route interdit de s’engager dans un carrefour si l’on n’est pas sûr de pouvoir le dégager : bloquer un carrefour de la sorte est donc une infraction passible d’une lourde amende !

• Attention aux travaux ! Dernier point délicat : les panneaux de signalisation de travaux ou de déménagement sur les trottoirs. Ils s’étendent généralement sur une large portion de trottoir. Observez bien les trottoirs et si un panneau surgit, allez voir sans tarder les dates et horaires d’interdiction qui y figurent ! Et si vous restez garé plusieurs jours au même endroit, allez vérifier régulièrement qu’aucun panneau de déménagement ou travaux n’a été installé après votre arrivée... Cela dit, si d’aventure il vous arrivait d’être absent lors de la pose d’un de ces panneaux et que votre voiture était enlevée, il y a parfois possibilité de vous arranger avec les forces de l’ordre pour récupérer votre véhicule gratuitement.

La fourrière

Si vous ne trouvez plus votre voiture là où vous l’avez garée, rendez-vous au bureau de police le plus proche qui vous délivrera une autorisation de restitution et vous indiquera l’adresse de la fourrière. Ça coûte très cher : 150 euros en moyenne. Mais ça varie en fonction des communes. Et des dépanneurs qui interviennent : entre 105 euros aux environs de Montgomery et 205 euros à Ixelles + entre 8 et 13 euros par jour d’entreposage auxquels s’ajoute encore une amende. Faites attention : selon les communes, les fourrières peuvent être très excentrées ou mal organisées.

Néanmoins, si vous pensez contester cet enlèvement pour des raisons légitimes (défaut de signalisation, etc.) ou si vous n’avez pas la possibilité de vous acquitter immédiatement des frais, sachez que contrairement à ce que laisse entendre la fourrière, celle-ci n’a aucun droit de « rétention » sur votre véhicule : après avoir obtenu l’autorisation de la police, vous pouvez donc venir rechercher votre véhicule librement. Excepté dans le cas d’un véhicule de société : vous ne pourrez pas nécessairement le récupérer directement, à moins de fournir la preuve que vous êtes autorisé à utiliser ce véhicule.

Par contre, les policiers sont ici plus compréhensifs : ils essaieront souvent de vous prévenir de l’enlèvement imminent de votre véhicule, par un coup de sirène par exemple.

Pour plus d’infos sur le stationnement à Bruxelles : bruxellesmobilite.irisnet.be/articles/la-mobilite-de-demain/plan-stationnement

Les contraventions

Elles sont vite arrivées ! Dans une rue avec horodateurs, pensez à prendre un ticket (gratuit) si vous ne restez que 10 minutes et à mettre des pièces dans la machine si vous restez plus longtemps. Les contrôleurs passent inlassablement tout au long de la journée. Difficile d’y échapper ! On a vite une amende sur le pare-brise.

Depuis cette année, la Région de Bruxelles-Capitale tente d’harmoniser les règles de stationnement dans les 19 communes bruxelloises. Cela se traduit par le placement d’horodateurs un peu partout, même dans les quartiers tranquilles qui deviennent eux aussi payants. Les tarifs sont élevés (20 € par jour environ), mais les habitants de Bruxelles peuvent demander des cartes de riverains. Il en existe 3 sortes : les cartes de riverains, les cartes de dérogation « standards » destinées aux prestataires de soins médicaux urgents, aux voitures partagées ou personnes handicapées et les cartes de dérogation facultatives qui sont en fait des cartes de riverains temporaires pour d’autres usagers (firmes, indépendants, enseignement...) et pour des interventions ciblées. Comptez un coût de 150 euros par an pour obtenir une carte riverains et n’espérer pas la prêter à un membre de votre famille : elle est « électroniquement attelée» par un code barre à votre plaque.

 

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