Boris Darceaux - Air France-KLM

Paru dans JV 51 | Photos : Laetitia Bazzoni

A 42 ans, il devient directeur général d’Air France-KLM pour la Belgique et le Grand Duché du Luxembourg. Un retour aux sources pour celui qui a commencé sa carrière chez le transporteur aérien français en 1997... en Belgique.

Pour Boris Darceaux, Bruxelles est un retour aux sources. En 97, fraîchement diplômé de la Reims Management School et après cinq mois à l’université de Brisbane, il décroche un contrat de VSNE chez Air France Belgique. Il ne quittera plus le transporteur aérien français et c’est comme directeur général d’Air France-KLM pour la Belgique et le Grand Duché qu’il nous répond aujourd’hui : « Ce n’est pas nécessairement en changeant d’entreprise que l’on découvre des univers nouveaux, c’est en changeant de poste que j’ai à chaque fois découvert un nouveau monde. » À 42 ans Boris Darceaux ouvre depuis quelques semaines la huitième séquence de sa carrière chez Air France.

Après dix-huit mois à Bruxelles, il passera deux ans à Roissy comme chef de produits des lignes Maghreb, Suisse et Autriche, puis passera trois ans à Strasbourg comme directeur marketing et promotion des ventes où il dirigera une équipe de neuf personnes. En 2004, il traverse le Rhin et démarre sa carrière à l’étranger. C’est d’abord Düsseldorf où il est directeur des ventes pour l’Allemagne de l’Ouest et dirige une équipe intégrée Air France-KLM de seize personnes, puis l’Irlande, Dublin où il est nommé « country manager ». Il y restera trois ans et il y fera connaissance de celle qui deviendra sa compagne, une artiste peintre, qui le suivra ensuite à Paris où il reviendra pour quatre ans cette fois avec la responsabilité des produits « affaires », une équipe de dix personnes mais la responsabilité d’un chiffre d’affaires de deux milliards et demi d’euros. En 2014, petite transition chez KLM Pays-Bas où il lance un bus pour alimenter le hub KLM d’Amsterdam depuis l’Est des Pays-Bas et met en place et anime un groupe de travail sur l’impact des « low cost » et les stratégies pour les contrer. Au sein de ce groupe qui traverse à nouveaux de sérieuses turbulences, Boris Darceaux ne se laisse pas déstabiliser. Il croit aux cycles, et il en a vu se développer quelques-uns après 17 ans de maison. Le fait qu’Air France soit pris en tenaille entre les compagnies à bas coût et les compagnies haut de gamme du Golfe, comme les autres compagnies aériennes « traditionnelles », ne semble pas l’émouvoir outre mesure. Face aux « bas coûts », il se garde de dévoiler la stratégie du groupe ; sur le confort et le service très sophistiqués des compagnies du Golfe il se rassure en pensant qu’un homme d’affaires préférera toujours un vol de onze, douze ou treize heures après une escale rapide à Paris (au départ de Bruxelles) plutôt que deux tronçons de cinq ou six heures coupés par une escale bling-bling et interminable.

En attendant d’être sorti de la zone de turbulences, il fait une longue escale à Bruxelles qu’il retrouve avec plaisir après dix-sept ans. Sa compagne continue de peindre des formats un peu plus petits qu’à ses débuts et son fils, Oisin – un prénom légendaire de guerrier irlandais – va à pied au Lycée français, à deux pas de leur maison uccloise.

Site : airfrance.be.

Articles associés

+ d'articles associés

Newsletter

L'agenda

JV en kiosque - Abonnement

DEC 2021 - JANV 2022

COVER_JV_84.jpg


Enquete: En 2022, tout va mieux


Do you speak belge?

Quelques expressions belges et leur explication :

  • « Rez »

    ... il est de chaussée, comme en France.

  • « Avare sec »

    D’Harpagon, l’avare de Molière, à l’oncle Picsou de Walt Disney, les représentations du radin ne manquent pas.

  • « Encore »

    Stop ou encore !