Maximilien Hubot

Paru dans JV 66 | Photos : ©Laetizia Bazzoni

Marions-les !

 

Maximilien Hubot a trente ans. Et déjà un joli parcours professionnel atypique et diversifié, c’est le moins que l’on puisse dire.

Ce bruxellois franco-belge (sa mère est Française, son père Belge) vient de lancer, fin 2017, Wecocoon, site dédié aux cadeaux de mariage, pas virtuels du tout.

Sorti de l’Ichec avec un master en management international pendant lequel il passera quelques mois à Barcelone dans le cadre d’Erasmus, il prend goût à la capitale catalane et s’y installe pour suivre les cours de l’Esade à l’université de Barcelone. Il y obtiendra un master en Innovation et « Entrepreneurship »(tout simplement entrepreneuriat en Français). Là il trouvera son premier stage, suivi d’une embauche, chez Kantox, une société qui assure la gestion des devises pour le compte de grands groupes. Il la quittera pour rejoindre la Belgique, Anvers plus précisément où il deviendra « trader » en acier,  chez Steelforce, négociant  des containers le matin avec la Chine, l’après-midi avec l’Amérique du sud. Expatrié par cette société à Bogota, il y restera un an puis donnera sa démission, sans la moindre idée de ce qu’il allait faire, excepté rejoindre la jeune Anversoise connue lors de son séjour dans le grand port flamand, et devenir entrepreneur.

L’idée de devenir son propre patron germait chez ce jeune homme depuis ses études barcelonaises. Il passera alors trois mois dans une sorte de pépinière d‘entreprises créant elle-même ses propres jeunes pousses. Il comprend vite qu’il y cumule tous les inconvénients de l’entrepreneur et tous ceux du salarié. Il démissionne à nouveau et travaille à son projet de listes de mariages bien réelles, commercialisées par internet. Wecocoon est né. L’idée, simple au premier abord, consiste à marier –ça tombe bien- la bonne vieille liste de mariage constituée d’objets et de services concrets avec les facilités d’accès offertes par la digitalisation. S’y ajoute, pour que le modèle économique soit réellement opérant-ce qui est rare dans ces entreprises purement digitales- un système de partenariat avec les fournisseurs de « cadeaux ».

La liste s’allonge chaque jour, mais compte déjà Vandenborre, Bongo, Zipcar, Verychic, la Villa Lorraine.. et quelques dizaines d’autres bientôt rejoints par le vépéciste français La Redoute. Les jeunes mariés et leurs amis n’ont déjà plus que l’embarras du choix pour recevoir et faire le bon cadeau –choisi par les futurs mariés- loin des très impersonnelles cagnottes qui muent le service de table, le grille pain, et la table basse en tour du monde.

A peine amorcée l’idée d’élargir le champ d’application du concept germe déjà dans l’esprit de Maximilien Hubot qui imagine le coup d’après : la liste de naissance. Et il n’est pas exclu que toutes ces idées soient  rapidement testées, personnellement, avec la femme de sa vie.

Wecocoon : www.wecocoon.com

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Quelques expressions belges et leur explication :

  • « Djoum-djoum »

    Les synonymes belges de « barjot » ou « case en moins » sont aussi nombreux qu’imagés.

  • « Kroupouk »

    Un nom qui krou...stille !

  • « En affaire »

    Quand on est "en affaire" en Belgique, on n'est pas en train de négocier un gros coup, on est juste "affairé".