Annemieke Dubois et Geneviève Heintz

Paru dans JV 43 | Photos : Laetizia Bazzoni

L’une est blonde, douce et vient de Gand, l’autre est brune, énergique et habite Bruxelles. A deux, elles ont décidé de « faire le bonheur » de leurs clients. Elles se connaissent depuis des années et sont donc très conscientes de leur complémentarité, qu’elles ont également cultivé dans leur domaine professionnel antérieur, l’une et l’autre ayant travaillé dans les Ressources humaines. Il y a deux ans, elles tombent sur un article consacré à Mairead Molloy, fondatrice de Berkeley International, agence matrimoniale basée à Londres. Elles lui proposent de créer la filiale belge. C’est chose faite depuis août 2012. Le fichier compte alors 350 membres, augmenté aujourd’hui à environ 580.

Cette « agence de rencontres » – elles préfèrent utiliser ce terme, pour dépoussiérer l’image ringarde de l’agence matrimoniale – s’adresse exclusivement à des célibataires (il faut signer un papier l’attestant) qui doivent être des personnes « indépendantes financièrement ». Comprenez « très indépendantes », le ticket d’entrée à ce club fermé de candidats à l’amour étant tout de même fixé à 8.000 euros : 6.000 euros pour s’acquitter du droit d’entrée, puis 2.000 euros annuels. Est-ce cher ? Non, bien entendu, si l’amour, le vrai, est au bout du rendez-vous. Le droit d’entrée en Belgique est d’ailleurs le plus accessible d’entre tous les pays. La clientèle, une fois la « formalité » financière écartée, rencontre l’une des associées pour définir le profil type de l’âme sœur envisagée. De 27 à 74 ans, les inscrits sont majoritairement des femmes (environ 60 %), et subissent une réalité crue : plus l’âge s’élève, plus la difficulté de trouver sa moitié grandit. La femme de 55 ans aura moins d’opportunités que celle de 40 ans : à cela, hélas, aucune agence ne peut remédier... c’est une constante qui a la vie dure, dans la vie réelle comme dans les rendez-vous filtrés.

Mais Annemieke et Geneviève se font fort d’essayer de tordre le cou aux statistiques, grâce à une meilleure connaissance des besoins de chacun... dans une mesure très codifiée. Ici, c’est l’homme qui donne le feu vert d’une rencontre (« parce que la femme est plus fragile »), c’est lui qui prend l’initiative du premier coup de téléphone (car la femme est plus... patiente ?). Les résultats prouvent qu’elles voient souvent juste, et que leur méthode est la bonne : parler le vocabulaire des chefs d’entreprise ayant l’habitude de gérer des projets. L’amour ici s’envisage d’abord comme un dossier à résoudre. La magie de la rencontre en tête à tête fait ensuite le reste...

Site : berkeley-international.com/be.

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