Philippe Quevauviller

Paru dans JV 61 | Photos : ©Laetizia Bazzoni

La bossa nova francophile

Un peu comme Nelinho, ce chanteur et guitariste la nuit et fonctionnaire le jour rencontré dans un club du Bairro Alto, Philippe Quevauviller est fonctionnaire européen en charge d’un progamme de recherche sur la gestion des catastrophes naturelles le jour et musicien, chanteur et promoteur de la bossa nova jour et nuit.

Ce sont les hasards de la vie qui mènent ce fils d’un ingénieur aéronautique normand installé dans le Sud-Ouest à découvrir les charmes de la bossa nova. « Je suis devenu lusitanien et bossanoviste dans l’âme à mon retour du Portugal où j’étais parti en coopération scientifique pour compléter ma thèse de géologie marine. » Mais au fond, tout le préparait à cette conversion : un disque vinyle rapporté par son père des États-Unis alors qu’il a 10 ans, qu’il reçoit comme son premier choc musical. Mais aussi une famille de musiciens irréductibles dans laquelle il joue de la guitare avec son père pianiste et son frère batteur.

À son arrivé à Bruxelles en 89, il range la guitare pour un temps et de chercheur il devient responsable d’un programme sur l’environnement à la Commission, passe une thèse en chimie et enseigne à la VUB. Un enregistrement d’Henri Salvador en 2000 relance son amour enfoui des rythmes latinos et il reprend sa guitare pour jouer dans une formation, BosSalvador, qu’il crée en 2008.

Tout s’enchaînera alors. Des musiciens viendront à lui, la plupart issus de la communauté brésilienne de Bruxelles. Naîtra alors Bossa Flor, un sextet « qui musarde dans le répertoire bossanoviste et francophone ». Il adaptera aussi les « deux Georges », Brassens et Moustaki en bossa nova et se liera d’amitié avec Pierre Barouh, dont il considère que la Samba Saravah chantée dans Un homme et une femme de Claude Lelouch aura « fortement contribué à l’engouement du public francophone pour la bossa nova ».

Son festival Bossa Flor 2017, déjà entamé, compte encore quatre spectacles disponibles pour cette année : le 22 septembre un Georges Brassens avec, notamment, son pianiste, Joël Favreau, le 6 octobre Brassens à nouveau puis un hommage à Pierre Barouh le 1er décembre ; ces trois spectacles sont donnés au Bouche à Oreille tandis que la petite histoire – illustrée bien-sûr – de la bossa nova se tiendra le 18 novembre au théâtre Mercelis. 

 Site : bossaflor.com courriel : bossaflor2016@gmail.com.

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