Fanny-Laure Lepez-Ghillebaert

Paru dans JV 44 | Texte : Aurélie Koch, Photos : Denis Erroyaux

 

 

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Fanny-Laure Lepez-Ghillebaert a été élue meilleure jeune créatrice française de Belgique, lors des Victors 2015 ! 

 

 

 

 

 

L’ébénisterie est une passion de toujours pour Fanny-Laure. Amoureuse du bois et de tout ce qui avait trait au patrimoine, elle a su dès 14 ans dans quelle branche se diriger... mais Les Compagnons du Devoir, la formation qu’elle convoitait, n’était alors pas accessible aux filles. Elle a donc passé son bac, entrepris sagement des études d’histoire, puis d’administration d’entreprise à Lille, avant de trouver un emploi chez Camaïeu, leader français du prêt-à-porter féminin, au service marketing et communication. Elle y est restée sept ans, pendant lesquels elle a beaucoup appris, rencontré des industriels pour les besoins de fabrication de packaging... et en a finalement conclu qu’il était temps de réaliser son côté créatif.

Grâce au Fongecif, fonds permettant aux employés de suivre une formation professionnelle, elle a décidé de reprendre un chemin artisanal. Ayant fait le tour des lycées professionnels de France, son choix s’est porté sur l’Institut Saint-Luc de Tournai, à la frontière belge. L’attrait de cette école est qu’elle regroupe de vrais passionnés, et non des étudiants placés là par hasard et souvent après un cursus scolaire compliqué. Fanny-Laure s’est donc attelée à trois années de formation et d’études, sentant qu’elle avait trouvé sa voie... même si ses copains d’étude avaient environ dix ans de moins qu’elle, qui était déjà mariée et mère de trois enfants ! Mais la situation de Tournai était idéale et a d’ailleurs été à l’origine d’un déménagement global, les choix professionnels de Fanny-Laure devant s’accomoder d’une vie de famille épanouie. Depuis deux ans, elle a achevé sa formation et voit petit à petit ses espoirs se réaliser.

Bosseuse et concentrée, elle travaille sur des prototypes dans son petit atelier « maison », puis explore les contraintes de la fabrication dans un atelier collectif plus grand. Ses réalisations, pour le moment au nombre de trois (un tabouret, une console, un fauteuil) sont magnifiques, d’une légèreté surprenante, représentatives du lien qui se renoue entre l’ébéniste artisan (trop souvent cantonné à un profil d’ouvrier) et le designer créatif (et déconnecté de la réalité des matériaux et des coûts). Hermès ne s’y est pas trompé, puisque Fanny-Laure fait partie de la première promotion de l’« Académie du savoir-faire » créée par la marque. Fanny-Laure y a enrichi son expérience et noué des contacts, mais gageons qu’elle ira, une fois encore, un peu plus loin qu’une énième formation. Il suffit de voir ses premiers modèles pour s’en convaincre.

Site : fannylaure.com.

 

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