Marie Duval

Paru dans JV 65

Du haut de ses 27 ans, Marie Duval vit dans une maison communautaire où plus personne n’est étudiant : animé chacun d’une passion forte, tous se donnent les moyens de vivre leur passion, en attendant d’en vivre tout à fait. Pour Marie, c’est la peinture décorative et le dessin.

Marie Duval est une jeune femme qui a déjà vécu au moins une vie, et entame sa seconde depuis un peu plus d’un an. Française, elle n’est d’aucune région en particulier, ayant bougé tous les trois ans, depuis sa plus petite enfance, au gré des affectations de son papa. Pour ses études supérieures, elle se pose enfin à Paris, et y reste six ans, le temps de faire deux années de médecine, puis une année d’études d’infirmière, et enfin puériculture. à l’issue de ce parcours, elle travaille deux ans dans une maternité parisienne, s’y épanouit mais sent poindre chez elle une curiosité d’autres projets, d’autres voies. Par le biais d’un ami peintre en trompe-l’œil, elle prend connaissance de l’école Van der Kelen. Est-ce l’hérédité qui joue, elle dont la grand-mère était professeur de dessin et de peinture ? Elle se renseigne, caresse l’idée sans sauter le pas, mais commence à prendre des cours, et trouve un vif encouragement de la part de son professeur. Lassée de ne pouvoir choisir… elle prend la route de Saint-Jacques de Compostelle à pied : on ne peut rêver mieux pour se donner le temps de réfléchir. Deux mois et demi plus tard, arrivée à bon port, elle est décidée : ce sera le dessin. Mais le risque est une affaire mesurée chez cette jeune fille très douce et très déterminée qui « a toujours été un bon petit soldat ». De retour de Saint-Jacques en décembre 2015, elle reprend un CDD, et s’investit de plus en plus dans les cours. Elle s’inscrit à l’école Van der Kelen, mondialement réputée pour son expertise en peinture décorative, pour l’excellence de son enseignement dans la maîtrise classique du trompe-l’œil. D’octobre 2016 à juin 2017, elle s’installe donc à Bruxelles, suit ses cours, travaille d’arrache-pied. Depuis, elle n’est pas retournée vers la puériculture, mais conjugue, entre autres projets, son amour des enfants et sa passion pour la peinture.
Pour une maternité française, elle achève les dessins préparatoires qui doivent décorer les murs du service de néo-natalogie. Les commandes de tableaux pour des amis ont été peu à peu renforcées de commandes de cartes de naissance, baptême et autres, mais aussi de façades de maison ou de reconstitution d’un domaine familial. Marie vit encore en « kot », mais ses co-locataires ne sont plus étudiants : animés chacun d’une passion forte, ils se donnent en vivant dans une maison communautaire les moyens de vivre leur passion, à défaut d’en vivre tout à fait. Cela ne saurait tarder.

Site : ateliermarieduval.fr.

 

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