Les études supérieures en Belgique

Paru dans HS n°5 2013-2014
Site de l'UCL à Louvain-La-Neuve

Après le bac, vos enfants peuvent étudier en Belgique, à condition de bien se renseigner car si les écoles sont variées et plus faciles d’accès, certaines facultés ont instauré un quota d’étudiants étrangers…

OÙ PRENDRE DES INFORMATIONS

De France, pour connaître la totalité des cursus disponibles en Belgique, plusieurs organismes compétents pourront vous donner les informations utiles (comme le CIDJ, site : cidj.com), mais les conseils les plus utiles se trouvent au Centre d’Information et d’orientation de Lille, qui est intégré dans le réseau Euroguidance (réseau européen de conseil dans l’orientation des études en Europe, site : euroguidance-france.org). Ayant une grande habitude des étudiants du Nord qui désirent passer la frontière, ce centre saura très vite définir vos attentes et répondre à vos demandes (T. 03 28 53 29 80).

En Belgique, il existe la Fédération des Étudiants francophones, association composée de nombreux étudiants belges (site : fef.be). Pour tout ce qui concerne le monde de l’étudiant (kot, activités, stages...) le tout nouveau site : kotplanet.be, est très utile.

Petite formalité administrative

Les enfants de résidents belges peuvent choisir les études qu’ils veulent sans discrimination, avec une condition : avoir son diplôme de fin d’études secondaires. S’il s’agit du bac, vous devez demander une équivalence avant le 15 juillet. Site : equivalences.cfwb.be. Par courrier : Bureau des équivalence – 1 rue A. Lavallée, 1080 Bxl. Si vous y allez vous-même : 4 rue Courtois, 1080 Molenbeek ; sur rdv par téléphone : 02 690 86 86 tous les jours ouvrables entre 10h et 12h et 14h et 16h.

Université, école supérieure, institut ou haute école ?

En Belgique, les dénominations des établissements sont très différentes de la France. Notre notion de « grandes écoles » n’existe pas (ce qui peut d’ailleurs alléger le poids de certaines ambitions parentales), et les études qui s’y rapportent (Solvay, pour la section commerciale, ou polytechnique pour les études d’ingénieurs) s’effectuent majoritairement au sein des universités.

Ainsi, en dehors des écoles supérieures d’art et des instituts d’architecture, il n’existe que deux formes d’études supérieures : les universités et les hautes écoles, avec des spécificités selon les différents cursus. Pour les études vétérinaires, seules les universités les dispensent. Pour kiné ou logopédie, les deux possibilités existent.

Quelle différence entre les deux ? La taille, souvent : l’université accueille un nombre plus important d’étudiants. La situation géographique également : les hautes écoles sont le plus souvent dans le centre des villes, alors que les universités se trouvent en lisière d’agglomération (comme Liège pour les études vétérinaires ou Érasme pour les études de médecine et kiné à Bruxelles). Seule exception : Louvain-la-Neuve, dont la ville s’est construite autour du campus universitaire.

La teneur des études, enfin : les hautes écoles sont souvent plus « pratiques » que les études universitaires. C’est un des aspects préférés des étudiants français qui viennent ici : ils peuvent « mettre la main à la pâte » beaucoup plus rapidement que dans l’Hexagone via ces hautes écoles belges.

Côté coût, en revanche, les hautes écoles ou les universités, si elles sont des institutions d’État, sont prises en charge par le ministère de l’Enseignement supérieur. Cependant, il faut savoir que dans le secteur privé, les disparités concernant les frais d’inscription ou de suivi du cursus entre les différentes écoles sont aussi importantes, et à aborder au cas par cas.

OÙ ÉTUDIER EN BELGIQUE

En Communauté française, onze universités (l’Université Libre de Bruxelles, les Facultés Universitaires Saint-Louis, l’Université catholique de Louvain, l’Université de Mons…) sont de vastes campus avec traditions et spécialités.

À Bruxelles ou à Louvain, les étudiants sont dans la ville. On les remarque en septembre-octobre, quand vient l’heure des « baptêmes » des nouveaux, où quand s’organisent les défilés de la Saint-V ou de la Saint-Nicolas. Ils sont plus rares en décembre et en mai quand sonne l’heure du « blocus ». Avec un peu de chance, vous en croiserez un coiffé de sa penne ou de sa calotte. Vous saurez qu’il est en route pour son cercle et si vous comptez les étoiles, vous saurez combien d’années il a passé à « l’Unif ».

Dans certaines filières comme kiné, logopède (orthophoniste) ou chimiste, les étudiants ont le choix de l’université ou de la Haute-école, spécificité belge. Celle-ci est privilégiée par ceux qui recherchent une formation plus pratique, immédiatement monnayable sur le marché de l’emploi. Site : enseignement.be.

Pour s’aider dans le choix d’une université ou d’une haute école en Belgique, allez sur le site studyinbelgium.be, choisissez votre institution, c’est pratique et rapide. Il existe aussi en Belgique comme partout en Europe des écoles privées (comme les écoles VATEL ou Brussels Business Institute pour le management de l’hôtellerie, sites : vatel-brussels.be ou bbi-edu.eu) et des centres de formation professionnelle (sites : efpme.be à Bruxelles et ifapme.be pour la Wallonie).

Business schools

Autre pôle d’excellence, les études de management. Dans le classement 2012 des Masters in management du Financial Times, Solvay (ULB) et l’IAG (UCL) occupent respectivement les 25e et 29e places, suivis par la très réputée Vlerick Business School (32e, cours en anglais et à Gand) et par l’Université d’Anvers (44e), mais là attention, l’enseignement est en néerlandais ! Côté enseignement privé, le United Business Institutes à Bruxelles propose également des BA, MBA et DBA, en anglais.

Sites : uclouvain.be, solvay.edu, vlerick.com, antwerp.uibs.org, ubi.edu.

Devenir ingénieur

Les facultés de Bruxelles, Mons, Liège et Louvain-la-Neuve défendent un diplôme reconnu internationalement. La Faculté Polytechnique de Mons fait partie du réseau d’excellence TIME (Top Industrial Management in Europe), qui permet d’acquérir un double diplôme, avec des partenaires comme les prestigieuses écoles Centrales, Supelec, ou encore Supareo. Sites : fpms.ac.be, uclouvain.be, montefiore.ulg.ac.be, ulb.ac.be, fusl.ac.be.

Le Collège d’Europe à Bruges

Dans cette petite ville pittoresque si connue pour ses canaux, une autre curiosité attire les étudiants étrangers : le Collège d’Europe. Romano Prodi y a été formé, et c’est exactement ce genre de profil que les 300 étudiants venus de toute la planète prennent comme modèle. Ici, on mange Europe, on dort Europe, on respire Europe dans l’espoir d’y faire carrière et de devenir un eurocrate accompli, avec voie royale vers Bruxelles. Certains brillants éléments français le préfèreraient même à L’ENA. Pour y entrer, il faut être bilingue français-anglais, et être titulaire d’une maîtrise (rares sont ceux qui ne sortent pas d’une grande école : ici, on trouve de grandes similitudes avec l’INSEAD), et pouvoir s’acquitter des quelque 20.000 euros d’inscription pour une année de Master. Site : coleurop.be.

Vétérinaire

De toutes les branches universitaires en Belgique, celle-ci est la plus ancienne à avoir été investie par la population estudiantine française, suivie de près par médecine et kiné. Depuis le début des années 1980, en effet, certainement à cause de la difficulté croissante du concours en France pour l’accès à ces études, la section « vétérinaire » ne désemplissait pas. Elle est donc, avec la kiné plus récemment assaillie, la cause du fameux décret de juin 2006 limitant l’accès de ces filières aux étudiants étrangers, et qui a récemment été élargie aux filières de médecine et médecine dentaire.

Concernant les vétérinaires, si l’Université Libre de Bruxelles, l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve et Notre-Dame de la Paix à Namur dispensent les trois premières années, la deuxième partie du cursus se fait exclusivement à l’Université de Liège, qui est seule à délivrer le diplôme final à toute la communauté francophone. Les installations y sont somptueuses : la faculté vétérinaire est une entité à elle seule, à dix minutes en bus de la ville. Certaines spécialisations, comme les études de vétérinaire de haras, sont liées aux grandes facultés européennes et permettent le développement d’un réseau de spécialistes de haute qualité. La clinique vétérinaire du campus est également en activité constante : il s’agit là d’une opportunité réelle pour les étudiants de participer à des opérations délicates sur des sujets réels.

La Cambre

L’École nationale supérieure des Arts visuels de La Cambre propose de nombreuses formations, en photographie, design industriel et textile, stylisme et création de mode, cinéma d’animation, ainsi que nombre de cursus artisanaux. Les études sont réparties en trois sites : la Cambre proprement dite, une ancienne abbaye près des étangs d’Ixelles, un bâtiment moderne avenue Louise, et un autre place Flagey. Pour les Français, les filières les plus attrayantes sont le stylisme de mode ou l’architecture d’intérieur, ou encore gravure, restauration d’œuvres d’art. En ce qui concerne l’architecture, les anciennes facultés de La Cambre et de Horta ont fusiuonné pour se réunir sous la houlette de l’Université Libre de Bruxelles. Site : lacambre.be.

Van der Kelen

De nombreux Français ont entendu parler de cette école, dont le rayonnement international est évident. Ouverte depuis 1882 par Monsieur Van der Kelen, peintre décoratif spécialisé dans le trompe-l’œil, l’école a continué depuis à dispenser son savoir dans toutes les techniques de faux bois et de faux marbre. Dans une petite rue de Saint-Gilles, entre 20 et 30 étudiants viennent se perfectionner dans ces domaines si particuliers, pendant 6 mois, soit 1.070 heures de cours. On est recruté sur dossier et motivation, le tout étant à remettre avant fin juillet au plus tard. Les cours débutent en octobre, jusqu’à mars. Les frais sont assez élevés, se renseigner auprès du secrétariat. Site : vanderkelen.com.

Les Beaux-Arts d’Anvers, section mode

Depuis des années, cette école s’est révélée comme l’un des viviers les plus riches en matière de création, après Paris, Milan et Londres. Le grand bâtiment de la Nationalestraat abrite ce qui se fait de mieux en tendance couture : le musée, l’académie et le Fashion Flanders Institute, qui fait la promotion des élèves les plus prometteurs sur la scène internationale. En tout, 60 à 65 élus qui effectuent un cursus de quatre années. Le concours consiste en un examen de dessin et de couture, un entretien de motivation et de culture générale. Le néerlandais est obligatoire. Site : antwerp-fashion.be.

Les écoles de l’image

Les concours sont tout aussi difficiles mais davantage axés sur la pratique qu’en France.

L’INSAS – L’Institut supérieur des Arts du spectacle et des techniques de diffusion a une réputation de formation au documentaire unique en Europe. C’est en audiovisuel que les étudiants se précipitent. Site : insas.be.

L’IAD – Autre école réputée, l’IAD se trouve à Louvain-la-Neuve. Ici, c’est le côté « pratique » qui séduit. Les filières image et montage sont les plus sollicitées, et accueillent jusqu’à 80 % de Français. Site : iad-arts.be.

CAD – College of Advertising & Design. Une école privée qui dispense ses cours sur le modèle anglo-saxon, dans les domaines de l’architecture d’intérieur, du design, de la publicité, du graphisme mais aussi du webdesign. 25 rue Roberts-Jones, 1180 Bruxelles - T. 02 640 40 32, site : cad.be.

LES PRINCIPALES UNIVERSITÉS ET HAUTES ÉCOLES

• Université libre de Bruxelles : ulb.ac.be.

• Facultés Universitaires Saint-Louis : fusl.ac.be.

• Université catholique de Louvain-la-Neuve : uclouvain.be.

• Université de Liège : ulg.ac.be.

• Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur : fundp.ac.be.

• Solvay Business School : solvay.edu.

• Ichec Business School : ichec.be.

• L’École polytechnique à Bruxelles : ulb.ac.be/facs/polytech.

• L’IHECS, haute-école spécialisée en communications sociales qui fait partie d’une asbl de 6 instituts supérieurs la Haute Ecole Galilée. Site : ihecs.be, galilee.be.

• L’ECS, European Communication School : ecs-bruxelles.com.

 

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